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Ravello : Festival International Made in Italy

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Ravello. Duomo di S. Lorenzo di Scala. 21-VII-2012. Philip Sparke (1951) : The bandwagon ; Van Mc Coy (1940-1979 ) : African Symphony ; André Waignein (1942): Festival suite, Dynamic fantasy ; Michele Mangani : Contrasti; Jacob de Haan (1959) : Concerto d’amore ; Daniele Carnevali (1957) : Teorema ; Meredith Willson (1902-1974 ) : 76 trombones ; Amilcare Ponchielli (1834-1886 ) : Danza delle ore extrait de la Gioconda. Paolo D’amato, clarinette solo ; Rino Barbarulo, trompette solo ; Gioacchino Mansi: euphonium, Vincenzo D’Acunto, batterie. Orchestra di fiati Costa d’Amalfi, direction : Luigi Avallone

Dans un cadre naturel parmi les plus suggestifs au monde, à peu de kilomètres de la Villa Rufolo à Ravello qui inspira à Wagner le mythique jardin de Klingsor, l’Orchestra Costa d’Amalfi a inauguré le 1er Festival International du Made in Italy : une semaine d’événements culturels, musicaux et culinaires qui ont pour but de valoriser les produits italiens d’excellence et d’apporter un soutien moral et économique aux villes du centre et du nord de l’Italie dernièrement touchées par les multiples tremblements de terre.

Au programme un répertoire presque inédit basé sur différentes atmosphères sonores : de la musique américaine des années 1950 de aux sonorités africaines de , tout en passant par la musique de film de , la fantaisie des marches américaines de et d’autres compositions sinon inconnues du moins très peu jouées.
Dans ce kaléidoscope musical, l’interprétation de la Symphonie africaine de arrangée par a été particulièrement évocatrice. Les nombreuses phrases descriptives confiées aux cuivres et le rôle important joué par les percussions nous plongent dans un imaginaire paysage africain avec ses sonorités chaudes et presque sauvages.
Changement d’ambiance avec la Symphonie dynamique du compositeur belge André Waignein. Son écriture d’une grande rigueur métrique et d’une évidente difficulté technique allie le caractère solennel du style européen cultivé avec celui plus détendu du modèle des street band américains. Cette combinaison exalte la puissance sonore de l’orchestre et met en évidence sa facilité de passer d’une dynamique à l’autre. La vaste palette de nuances donne vie à une exécution très agréable où cette puissance sonore va de même avec la maîtrise de l’articulation.

Pour finir deux compositions italiennes : Teorema de et le célèbre galop Danza delle ore d’. Dans la première l’élargissement des intervalles et leur réitération deviennent une base sonore sur laquelle se construit la mélodie des instruments solistes ; dans la deuxième le tempo extrêmement rapide du chef pénalise les nuances mais valorise la dextérité technique de l’orchestre qui peut vanter son primat national en tant qu’orchestre d’instruments à vent du Sud de l’Italie.

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Ravello. Duomo di S. Lorenzo di Scala. 21-VII-2012. Philip Sparke (1951) : The bandwagon ; Van Mc Coy (1940-1979 ) : African Symphony ; André Waignein (1942): Festival suite, Dynamic fantasy ; Michele Mangani : Contrasti; Jacob de Haan (1959) : Concerto d’amore ; Daniele Carnevali (1957) : Teorema ; Meredith Willson (1902-1974 ) : 76 trombones ; Amilcare Ponchielli (1834-1886 ) : Danza delle ore extrait de la Gioconda. Paolo D’amato, clarinette solo ; Rino Barbarulo, trompette solo ; Gioacchino Mansi: euphonium, Vincenzo D’Acunto, batterie. Orchestra di fiati Costa d’Amalfi, direction : Luigi Avallone

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