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Savall en hommage au style français

Concerts, La Scène, Musique d'ensemble

Paris. Salle Pleyel. 16-X-2012. Marin Marais (1656-1728) : Alcione, Suite des Airs à joüer ; Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Ouverture n°2 en si mineur BWV 1067 ; Georg Philipp Telemann (1681-1767) : Ouverture (Suite) en ré majeur TVW 55:D6 ; Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : Water Music, Suite II en ré majeur et sol majeur/mineur. Le Concert des Nations, direction : Jordi Savall

Très sollicité à travers le monde, il suffit de voir son planning ahurissant de concerts pour s’en convaincre, faisait escale à Paris dans un programme sans risque et grand public à tout point de vue (essentiellement du très connu, le chef et gambiste ayant par ailleurs enregistré toutes ces œuvres au cours de sa carrière chez Astrée ou Aliavox). Il proposait au public, venu en nombre Salle Pleyel, des suites orchestrales de l’époque baroque qui se caractérisent par leurs mouvements de danse (menuet, rigaudon, courante, gigue, bourrée…) et qu’on rattache au style français.

d’abord, avec un Concert des Nations à l’effectif assez important, et une suite tirée de son opéra Alcione (1706), du plus belle effet (notamment les bruitages de l’épisode de la Tempête !) sous la battue souple et élégante du chef catalan. C’est à la tête d’une formation réduite (douze musiciens seulement mais qui réussissent souvent à couvrir la flûte solo de Marc Hantaï…) que dirigeait la célèbre Ouverture BWV 1067 de Bach. Si l’ouverture, prise dans un tempo assez vif, déçoit par son manque de majesté, les pièces suivantes sont bien caractérisées et appellent des compliments.

Effectif similaire en début de deuxième partie avec cette fois une viole de gambe soliste, Jordi Savall himself, dans une Ouverture-Suite du prolifique Telemann. En dépit de la qualité des interprètes, l’œuvre se laisse écouter mais ne suscite pas un enthousiasme démesuré. C’est tout le contraire avec la pièce qui clôturait (officiellement) le concert, une suite tirée de la célébrissime Water Music de Haendel. Malgré quelques approximations des cuivres, a fort belle allure et remporte un succès mérité dans cette musique contrastée qui ne supporte pas une interprétation convenue. Savall et ses musiciens gratifient les spectateurs de quelques bis, en particulier les Contredanses très vives tirées des Boréades de Rameau, dans lesquelles le chef fait même participer le public.

Crédit photographique : Jordi Savall © David Ignaszewski

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