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Le délicat piano féminin à l’honneur

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Regards. Cécile Chaminade (1857-1944) : Etudes de Concert op. 35 « Automne » ; Mel Bonis (1858-1937) : Pensées d’Automne op. 19, Romance sans Paroles op. 56, Berceuse op. 23 n° 1, 4 Pièces pour piano : Prélude op. 10, Le Gai Printemps op. 11, Ėglogue op. 12, Menuet op. 14 ; Clara Schumann (1819-1896) : Scherzo op. 14, Nocturne op. 6 n° 2, Romance variée op. 3 ; Marianna von Martinez (1744-1812) : Sonate en mi majeur n° 3. Didier Castell-Jacomin, piano. 1 CD Integral. Réf. : INT 221.250, code barre : 3 576072 212506. Enregistré au Teldex Studio Berlin les 13-15 juillet 2011. Notice bilingue : français et anglais. Durée : 65’08

 

Mettre en avant les qualités créatrices de certaines femmes compositrices ne heurte heureusement plus personne. Ce n’est que justice ! Et la riche histoire de la musique occidentale s’en enrichit que davantage. Souvent contrées et contrariées par la société masculine ultra-dominante, les femmes qui osaient afficher et affirmer des velléités créatrices se voyaient imposées les formes  intimes ou intimistes représentées par le piano, la chanson, voire au mieux la musique de chambre. Peu à peu, elles quittent le silence de la famille ou l’affairement sans lendemain des salons feutrés et clos. Apprécions donc l’opportunité de pouvoir prendre connaissance de pièces de piano de quatre compositrices nées entre 1744 et 1858.

Quatre musiciennes dont trois au moins bénéficient d’une reconnaissance élargie depuis plusieurs décennies. face à son Steinway and Sons, formé auprès de Georgy Cziffra, Catherine Collard et Fausto Zadra, entre autres, s’impose sans conteste par son toucher net et délicat, lié et contrasté, soucieux de servir ces femmes habitées par l’ambition créatrice. De , surnommée « le petit Mozart » par Georges Bizet, il donne une Etude de concert « Automne » (1868) caractéristique de l’art néoromantique avec ses lignes mélodiques bien dessinées et un accompagnement rappelant Mendelssohn. De , née un an après Chaminade dans un milieu petit-bourgeois, nous découvrons quelques pièces sélectionnées démontrant la qualité et la variété de son écriture qualifiée par certains de postromantique, basée sur des harmonies et des rythmes propres. Faut-il présenter , pianiste exceptionnelle et partout vantée, compositrice romantique fort douée (Nocturne op. 6 n° 2) dont les qualités évidentes effarouchaient son génial mari, Robert Schumann. Moins connue,  viennoise d’origine espagnole, , un  temps conseillée par Haydn, chanteuse et créatrice, représentée ici par une Sonate n° 3 de forme classique (1879), bien structurée et noble d’écoute. Encore ? Oui, encore.

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