Dominique Visse chante Dowland

À emporter, CD, Musique d'ensemble

« Tunes of sad despaire ». John Dowland (1563-1626) : Go crystall teares ; If my complaints could passions move ; Sorrow come ; Pavane ; What if a day ; Fine knacks for ladies ; Go nightly cares ; Flow, my tears ; In darkness let me dwell ; In this trembling shadow ; Away with these self-loving lads ; Dr. Case’s Pauen ; From silent night ; Come, heavy Sleep ; All ye whom love or fortune hath betrayd ; Now, oh now I needs must part ; Anonyme : My Lord’s of Dehims Lamentacion. Dominique Visse, contre-ténor ; Renaud Delaigue, basse ; Fretwork : Asako Morikawa, Reiko Ichise, Richard Tunnicliffe et Richard Boothby, violes ; Éric Bellocq, luth et orpharion. 1 CD Satirino Records SR 121. Code barre : 3760061191211. Enregistré du 18 au 20 septembre 2011 en l’Église de Marols. Notice bilingue (anglais, français), textes chantés en anglais. Durée : 66’11’’

 

possède un don spécial pour les rôles de satyre ou de duègne, et pour les cantates comiques ou grivoises. Coassant, histrionique, c’est un artiste qui n’engendre habituellement pas la mélancolie. Sauf dans le cas de ce disque consacré à Dowland. La suavité bien connue de Fretwork, une prise de son à l’estompe, et sa propre sobriété, tout cela lui donne une voix plus rajeunie et lisse que jamais. Heureusement, ne se contente pas de pasticher d’Alfred Deller, même s’il en imite plutôt bien la grâce nonchalante. Son talent dramatique lui permet de donner du caractère et de la variété à ce programme. Il faut également noter la précision de la prononciation restituée, la limpidité de la notice signée par Richard Langham Smith, professeur au Royal College of Music, et reconnaître la volonté de mêler aux tubes du compositeur quelques titres plus rares.

Mais le principal atout de ce disque réside dans la richesse des accompagnements réalisés pour luth et consort, alors que la polyphonie est souvent moins perceptible lorsque le luth seul doit l’assumer. Encore plus intéressantes, les versions à deux voix de certains airs, dont « Flow my teares ». y est remarquable, comme toujours.

Une bonne surprise, moins désincarnée que la proposition de Gérard Lesne, plus contrastée que celle de Damien Guillon, pour en rester aux réalisations françaises.

Banniere-ClefsResmu-ok

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.