Concerts, La Scène, Musique symphonique

Ravel lyrique en version de concert par Leonard Slatkin

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Paris. Salle Pleyel. 29-I-2013. Maurice Ravel (1875-1937) : L’Heure espagnole, comédie musicale sur un livret de Franc-Nohain. L’Enfant et les Sortilèges, fantaisie lyrique en deux parties sur un livret de Colette. Isabelle Druet, Concepción ; Luca Lombardo, Torquemada ; Marc Barrard, Ramiro, l’Horloge comtoise, le Chat ; Nicolas Courjal, Don Inigo Gomez, un Fauteuil, un Arbre ; Frédéric Antoun, Gonzalve ; Hélène Hébrard, l’Enfant ; Delphine Galou, Maman, la Tasse chinoise, la Libellule ; Julie Pasturaud, la Bergère, la Chatte, l’Ecureuil, un Pâtre ; Annick Massis, le Feu, la Princesse, le Rossignol ; Ingrid Perruche, la Chauve-souris, la Chouette, une Pastourelle ; Jean-Paul Fouchécourt, la Théière, l’Arithmétique, la Rainette. Chœur Britten (chef de chœur : Nicole Corti) ; Maîtrise de l’Opéra de Lyon (chef de chœur : Karine Locatelli) ; Orchestre National de Lyon, direction : Leonard Slatkin.

Hasard des calendriers, le versant lyrique de est à l’honneur dans la capitale en ce début d’année 2013, avec des représentations scéniques de L’Enfant et les Sortilèges à l’Opéra de Paris, et cette venue Salle Pleyel de l’ et son directeur musical actuel dans une version de concert de cette même œuvre, couplée logiquement avec L’Heure espagnole. Cette production s’inscrivait plus largement dans le cadre d’un projet d’envergure autour de l’œuvre de Ravel en concert et au disque (pour Naxos) entreprit par Slatkin depuis son arrivée à Lyon en 2011.

Peu de rapports entre les deux œuvres, que ce soit dans l’ésthétique, l’écriture vocale ou le nombre de solistes, si ce n’est un effectif orchestral important. La satisfaction principale de cette soirée vient d’ailleurs de l’, convaincant (en termes de rythmes, couleurs…) collectivement et par pupitres (bois, cuivres…) dans l’écriture ravélienne, et bien dirigé par Slatkin. On regrette néanmoins un certain déséquilibre au détriment des voix solistes, ces dernières étant parfois un peu perdues dans l’immensité de la salle. Malgré une distribution francophone, le surtitrage n’aurait par ailleurs pas été superflu. Donnée en première partie, L’Heure espagnole pâtit d’être présentée en version de concert, l’humour, le caractère vaudevillesque (va-et-vient, quiproquos…) de cette « sorte de conversation en musique » (Ravel) tombant un peu à plat. , dans le rôle de Concepción, est néanmoins impayable en croqueuse d’hommes partagée entre son mari et ses divers amants.

Changement d’univers avec L’Enfant et les Sortilèges et son livret fameux de Colette sur l’enfance et l’apprentissage de la vie. La mezzo-soprano s’identifie pleinement au rôle de L’Enfant, entre innocence, rébellion et remords, et l’opposition de style et de timbre avec Maman, la contralto , fonctionne bien. Le plateau réunit une pléiade de solistes dans l’ensemble satisfaisants pour interpréter les nombreux rôles de l’œuvre, à la fois des valeurs sûres (…) et des révélations, l’épatante (La Bergère, La Chatte, L’Ecureuil, Un Pâtre). (La Théière, L’Arithmétique, La Rainette) fait du Fouchécourt, plus convaincant expressivement, théâtralement, que vocalement.

Belles interventions du Chœur Britten et de la Maîtrise de l’Opéra de Lyon, qui participent à l’impression globalement favorable ressenti à l’écoute de cette deuxième partie de concert.

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Paris. Salle Pleyel. 29-I-2013. Maurice Ravel (1875-1937) : L’Heure espagnole, comédie musicale sur un livret de Franc-Nohain. L’Enfant et les Sortilèges, fantaisie lyrique en deux parties sur un livret de Colette. Isabelle Druet, Concepción ; Luca Lombardo, Torquemada ; Marc Barrard, Ramiro, l’Horloge comtoise, le Chat ; Nicolas Courjal, Don Inigo Gomez, un Fauteuil, un Arbre ; Frédéric Antoun, Gonzalve ; Hélène Hébrard, l’Enfant ; Delphine Galou, Maman, la Tasse chinoise, la Libellule ; Julie Pasturaud, la Bergère, la Chatte, l’Ecureuil, un Pâtre ; Annick Massis, le Feu, la Princesse, le Rossignol ; Ingrid Perruche, la Chauve-souris, la Chouette, une Pastourelle ; Jean-Paul Fouchécourt, la Théière, l’Arithmétique, la Rainette. Chœur Britten (chef de chœur : Nicole Corti) ; Maîtrise de l’Opéra de Lyon (chef de chœur : Karine Locatelli) ; Orchestre National de Lyon, direction : Leonard Slatkin.

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