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Airs d’opéra de Telemann par Dorothee Mields

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Georg Philipp Telemann (1681-1767) : concerto en ré majeur pour violon, cordes et basse continue et arias « Vernunft, Geduld und Zeit » et « Stirbt mein Geist durch dein Verlangen », composés pour l’opéra de Reinhard Keiser Nebucadnezar, TVWV 22:6 ; aria « Mein Vergnügen wird sich fügen », extrait de la « Cantata seconda » TVWV 20:18, des Six Cantates (1731) ; cantate « Die Hoffnung des Wiedersehens » TVWV 20:70 ; concerto en mi mineur pour oboe d’amore, cordes et basse continue TWVW 51:e2 ; aria « Fliessen nicht als bitt’re Tränen » composé pour l’opéra de Reinhard Keiser Janus TWVW 22:7 ; aria « Quillt, ihr überhäuften Zähren » composé pour l’opéra de Haendel Almira TVWV 22:13 ; arias « Weine nur, gekränkte Seele » et « Genung, genung geklaget » composés pour l’opéra de Haendel Richardus I TWVW 22:8 ; airs « Kannst du wohl was an mir finden », « Ein tröstendes Hoffen auf freudige Stunden » et « Die Liebe sieget alle Zeit », extraits de Omphale TWVW 21:14. Avec : Dorothee Mields, soprano. Martin Jopp, violon. Carine van Heerden, oboe d’amore. L’Orfeo Barockorchester, direction : Michi Gaigg. 1 CD. Deutsche Harmonia Mundi 88697901822. Code-barre : 886979 018228. Enregistré au Funkstudio de Stuttgart du 10 au 12 mars 2011. Notice de présentation bilingue (allemand et anglais). Durée : 68’54’’.

 

Les fanatiques de Telemann se précipiteront sur ce CD, lequel a notamment le mérite de présenter huit arias d’opéra en premier enregistrement mondial.

L’intérêt de l’auditeur féru d’opéra baroque sera encore ravivé lorsque ce dernier apprendra que trois d’entre eux ont été composés par Telemann à l’occasion de la reprise à Hambourg de deux opéras de Haendel, dont le fameux Riccardo Primo composé pour Londres en 1727 et donné en Allemagne dès l’année 1729 ; si les airs rajoutés par Telemann été alors chantés en allemand, comme c’est le cas évidemment sur ce CD, ceux de Haendel était interprétés dans l’italien original, les récitatifs ayant été déclamés dans la langue vernaculaire comprise du public. Ces airs témoignent tous d’une belle facture, autant pour la noblesse d’une ligne vocale digne et noble, jamais encombrée de vocalises ostentatoires, que pour une orchestration riche et variée qui fait souvent la place belle aux instruments à vent, notamment le basson et l’oboe d’amore. À côté des airs composés pour mettre au goût du jour les opéras de Haendel on trouve également quelques pièces tout aussi intéressantes destinées à agrémenter les opéras hambourgeois de Reinhard Keiser, à l’occasion de ces reprises dont Telemann avait la responsabilité. Et l’on goûtera tout particulièrement la très belle cantate profane « Süsse Hoffnung », dont les tons doux et mélancoliques semblent imprégner l’ensemble du programme retenu pour la partie vocale. En effet, seules les parties instrumentales, autant le concerto en ré majeur pour violons, cordes et basse continue que le concerto en mi mineur pour oboe d’amore, cordes et basse continue, se démarquent du mode plaintif et élégiaque qui marque les pages vocales. Pour une fois, un récital de chant nous aura épargné les inutiles étalages de virtuosité vocale.

La jeune soprano semble posséder l’instrument idéal pour des pièces qui requièrent toutes une belle capacité d’expression et de coloration. L’instrument, aux belles couleurs chaudes, est souple et joliment timbré sur toute la ligne, et la chanteuse sait donner vie et corps à son texte, sans céder à la facilité de l’artifice et du brillant. Sans doute pourrait-on souhaiter davantage de caractérisation vocale, surtout pour les ouvrages dont les contextes sont finalement pour la plupart inconnus de l’auditeur. À la tête de l’ensemble L’, la chef d’orchestre donne toute sa mesure, sachant doser avec subtilité les pages plus sombres et les joyeux déferlements des pièces instrumentales.

En somme, un CD qui pour beaucoup permettra de découvrir la facette de théâtrale de Telemann, compositeur dont les opéras demeurent encore mal connus du grand public.

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Georg Philipp Telemann (1681-1767) : concerto en ré majeur pour violon, cordes et basse continue et arias « Vernunft, Geduld und Zeit » et « Stirbt mein Geist durch dein Verlangen », composés pour l’opéra de Reinhard Keiser Nebucadnezar, TVWV 22:6 ; aria « Mein Vergnügen wird sich fügen », extrait de la « Cantata seconda » TVWV 20:18, des Six Cantates (1731) ; cantate « Die Hoffnung des Wiedersehens » TVWV 20:70 ; concerto en mi mineur pour oboe d’amore, cordes et basse continue TWVW 51:e2 ; aria « Fliessen nicht als bitt’re Tränen » composé pour l’opéra de Reinhard Keiser Janus TWVW 22:7 ; aria « Quillt, ihr überhäuften Zähren » composé pour l’opéra de Haendel Almira TVWV 22:13 ; arias « Weine nur, gekränkte Seele » et « Genung, genung geklaget » composés pour l’opéra de Haendel Richardus I TWVW 22:8 ; airs « Kannst du wohl was an mir finden », « Ein tröstendes Hoffen auf freudige Stunden » et « Die Liebe sieget alle Zeit », extraits de Omphale TWVW 21:14. Avec : Dorothee Mields, soprano. Martin Jopp, violon. Carine van Heerden, oboe d’amore. L’Orfeo Barockorchester, direction : Michi Gaigg. 1 CD. Deutsche Harmonia Mundi 88697901822. Code-barre : 886979 018228. Enregistré au Funkstudio de Stuttgart du 10 au 12 mars 2011. Notice de présentation bilingue (allemand et anglais). Durée : 68’54’’.

 
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