Eternelle poésie de Dvořák par le Quatuor Carmina

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Antonín Dvořák (1841-1904) : Quintette avec piano en la majeur, op. 81 ; Quatuor à cordes en fa majeur, op. 96 « Américain ». Carmina Quartet ; Teo Gheorghiu, piano. 1 CD SONY. Réf. et code barre : 8 87254 79482 0. Enregistré du 2 au 6 juillet 2012, salle de concert de Winterthur, Suisse. Notice trilingue : anglais, allemand, français. Durée : 67’14

 

La poésie musicale d’ s’inscrit dans le prolongement de son rapport au monde et à la vie tel qu’il l’aborda tout au long de sa riche et simple existence entre 1841 et 1904. Lui qui aborda tous les genres musicaux sut les imprégner de son humanité généreuse et communicative. La vastitude de son catalogue a régulièrement conquis des foules d’auditeurs sous toutes les latitudes et les enregistrements consacrés à ses œuvres deviennent difficiles à compter et raconter. Cette livraison consacrée à la musique de chambre de Dvořák revient au Quatuor Carmina fondé en Suisse en 1984 et aujourd’hui confortablement installé au meilleur du classement international de la défense du quatuor. Ainsi aborde-t-il l’universellement estimé Quatuor en fa majeur dit « Américain » approché par toutes les formations d’hier et d’à présent. La présidente du Conservatoire de musique de New York invita Dvořák en 1891 à séjourner aux Etats-Unis comme directeur et professeur de composition de son établissement. Ce fut pour lui l’occasion de découvrir et d’intégrer plus ou moins directement ce qui se rapportait aux mélodies indiennes, aux Negro spirituals, aux chansons d’esclaves des plantations, aux musiques importées des Îles Britanniques par les immigrants. Comme on le sait pertinemment ces nouvelles rencontres et confrontations musicales et culturelles ne bouleversèrent en rien son génie créateur. Certes, elles en accentuèrent et colorèrent certaines tournures conduisant à des partitions immortelles et sans frontières comme ce Quatuor opus 96 et la Symphonie n° 9 dite du « Nouveau Monde » (1893).

Le Quatuor Carmina en réalise une lecture toute de coloration chaleureuse sans essayer de la dépouiller de sa « substantifique moelle ». Tant mieux pour ceux qui aborderont le Quatuor Américain par leur intermédiaire. Le programme a retenu le Quintette avec piano en la majeur, op. 81, créé à Prague en 1888 et inspiré pour partie du fonds populaire slave (Dumka de l’Andante con moto ; Furiant du troisième mouvement, scherzo). Le Quatuor Carmina avec le renfort du pianiste rendent justice à cette partition à juste titre estimée parmi les plus célèbres d’.

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