tous les dossiers(1)

La tribu sautillante de Jean-Claude Gallotta à Chaillot

Danse , La Scène, Spectacles Danse

Théâtre national de Chaillot. 20/XI/13. Jean-Claude Gallotta : Yvan Vaffan. Chorégraphie : Jean-Claude Gallotta. Restitution de la pièce et assistante à la chorégraphie : Mathilde Altaraz. Musique : Strigall. Dramaturgie : Claude-Henri Buffard. Costumes : Marion Mercier et Jacques Schiotto d’après Jean-Yves Langlais. Lumières : Manuel Bernard. Avec Ximena Figueroa, Ibrahim Guetissi, Mathieu Heyraud, Georgia Ives, Bruno Maréchal, Cécile Renard, Gaetano Vaccaro, Thierry Verger, Stéphane Vitrano, Béatrice Warrand.

Yvan Vaffan 07@ Guy DelahayePlus de 30 ans après sa création, reprend Yvan Vaffan, une de ses premières pièces des années 80, grâce à sa complice et partenaire . Sur scène, une tribu d’hommes et de femmes aux pagnes en cravate et vestes de costumes recréent les rituels de séduction avec beaucoup de décontraction, réservant aux danseurs quelques moments plus intimes.

Bien sûr, la compagnie d’aujourd’hui n’a plus le charme disparate du Groupe Emile Dubois, composé à ses débuts de danseurs non professionnels. C’est l’impression qui se fait jour au début de la pièce, un peu tendue, où l’esthétique prosaïque des filles, présentes et musclées, domine les hommes de la troupe, qui apportent pourtant par leurs physiques poétiques et lunaires une part d’émotion. La scène du canapé, qui réunit six hommes et une femme, rétablit l’équilibre en faveur de ces derniers et finit de nous captiver.

Yvan Vaffan, c’est la légende inventée par d’un danseur stambouliote qui découvrit l’amour avec le pas de deux classique. Ce qui nous vaut un savoureux duo central, histoire d’une relation sexuelle non consentie, point d’orgue de la pièce avant un retour apaisé des danseurs autour d’une double barre (encore la danse classique !). C’est à ce moment du spectacle que la notion de tribu prend corps et que la compagnie se libère enfin des habits d’Yvan Vaffan pour dégager son énergie propre.

Déboulés spectaculaires, sauts et portés, le groupe est techniquement solide. Au fur et à mesure du spectacle, la troupe se fait heureusement plus légère, sautillante et primesautière, s’éparpillant dans l’espace du plateau. Et la générosité d’interprétation qui faisait un peu défaut au début de la pièce lui permet de s’achever avec flamboyance dans un final aux accents guerriers.

Crédit photographique : © Guy Delahaye

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.