Immersion mahlérienne réussie avec Chailly à Leipzig

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Gustav Mahler (1840-1911) : Symphonie n° 4 en sol majeur. Christina Landshamer, soprano ; Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, direction : Riccardo Chailly. Paul Smaczny, réalisateur. 1 DVD Accentus Music. Réf. : ACC 20257, code barre : 4 260234 830354. Enregistrement live réalisé au Gewandhaus de Leipzig les 26 et 27-IV-2012. Notice trilingue : allemand, anglais, français. Sous-titrages en allemand, anglais, français. Format image : NTSC 16 :9 ; Formats son : PCM Stereo Dolby Digital 5.1 DTS 5.1. Zone : toutes régions ; Durée : 54’52 + bonus : 26’41

 

mahler_chailly-4Dans la magnifique et impressionnante salle du Gewandhaus de Leipzig, troisième du nom, achevée en 1981 pour le centenaire de l’orchestre, Accentus Music a filmé et enregistré la Symphonie n° 4 de . Ses vastes dimensions n’altèrent en rien les qualités exceptionnelles de son acoustique réputée.

L’ poursuit son intégrale Mahler sous la conduite de l’Italien qui une nouvelle fois montre son expertise dans ce répertoire ô combien fascinant.

Pourtant les débuts de la Symphonie n° 4, dès la création dirigée à Vienne par le compositeur le 25 novembre 1901, ne furent pas aisés, déclenchant la perplexité voire la franche animosité de nombreux observateurs présents, y compris de sa fiancée Alma Mahler. Ces premiers pas balbutiants n’impressionnèrent pas le musicologue allemand Kurt Blaukopf (1969) qui statua : «  De toutes les symphonies de Mahler, c’est la Quatrième qui est devenue le plus rapidement populaire », précisant que cela était dû « à une langue musicale plus aimable, plus avenante.» Moins monumentale que ses trois devancières, elle gagne en acceptabilité, comme le reconnaît l’auteur : « La hardiesse dans la technique de l’instrumentation… est au service d’une musique dont on peut jouir sans préparation particulière. »

La direction chantante, claire, sans surcharge et suffisamment lyrique de , sans menace de simplification qui paraîtrait  tout le moins inopportune, met en valeur cette admirable partition sur laquelle le poids des ans et le diktat des modes n’ont guère de prise. Lui-même confirme les qualités éminentes et impressionnantes de ses timbres, ses textures, son unité d’ensemble, son adéquation au langage mahlérien.

L’œuvre elle-même et le plaisir auditif qu’elle dispense s’accommodent d’une prise de vue tout à fait conventionnelle, bien sûr. Les gros plans sur les instrumentistes donnent davantage d’acuité à la perception du génie orchestral du compositeur. Cette lecture rayonnante et dé-maniérée, légèrement épurée, rehaussée par l’intervention de la soprano dans le Sehr bahaglich final sur un poème du Cor merveilleux de l’enfant,  ne peut qu’inciter à visionner les autres opus déjà enregistrés. Un spectacle convaincant et engagé, une invitation à partager la complexe « âme » mahlérienne.

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