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Festival 1001 Notes à l’Athénée : une soirée haute en couleurs

Festivals, La Scène, Musique de chambre et récital

Paris, l’Athénée théâtre Louis Jouvet. 02.XII.2013. Jules Massenet (1842-1912) : Méditation de Thaïs . Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Danse macabre. Frédéric Chopin (1810-1849) : Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur op.65. Dimitri Chostakovitch (1906-1975) : Élégie pour quatuor à cordes ; Prélude et scherzo pour octuor à cordes op.11. Astor Piazzolla (1921-1992) : Tango Ballet. Marc Mellits (né en 1966) : Octet. Virgil Boutellis-Taft, violon ; Hermine Horiot, violoncelle, Ferenc Vizi, piano ; Quatuor Debussy : Christophe Collette, premier violon ; Marc Vieillefon, second violon ; Vincent Deprecq, alto ; Fabrice Bihan, violoncelle. Quatuor Arranoa : Marina Beheretche, premier violon ; Laura Prieu, second violon ; Aude Fade, alto ; Emmanuelle Bacquet ; violoncelle.

Virgil Boutellis-TaftDepuis quelques années déjà, le Festival 1001 Notes a pour objectif de promouvoir les jeunes artistes: la première partie de ce concert leur était tout naturellement consacrée et ce fut donc l’occasion de découvrir, entre autres, le talentueux .

Chose peu aisée que d’interpréter des pièces aussi « rabâchées » que la Méditation de Thaïs et la Danse macabre : pourtant, c’est avec beaucoup de brio qu’il s’est prêté au jeu -aisance d’archet, main gauche impeccable et intelligence musicale à l’appui. Si l’on déplore le peu d’implication et les imprécisions aussi surprenantes qu’incompréhensibles du pianiste (la partie étant relativement facile), on ne peut que saluer, outre le professionnalisme du violoniste, sa fabuleuse énergie qui nous a tenu en haleine d’un bout à l’autre de la Danse macabre.

Soudain nettement plus alerte, retrouvait ensuite dans la Sonate pour violoncelle et piano de Chopin : au-delà de l’acoustique un peu trop sèche et des déséquilibres inhérents à l’écriture, on regrette surtout les problèmes récurrents de justesse, les pianissimo souvent détimbrés et le phrasé un peu trop maniéré du violoncelle là où le piano chante avec une simplicité beaucoup plus appropriée.

Après ce Chopin quelque peu décevant, le fut heureusement plus convaincant, plongeant d’emblée la salle dans une atmosphère méditative avec la très belle Élégie de Chostakovitch. En parfaite symbiose, les musiciens donnèrent à entendre un « son d’ensemble » d’une rare qualité ; c’est précisément cette grande capacité d’écoute doublée d’une parfaite compréhension du texte que l’on a ensuite pu admirer dans le jeu du (jeune) au travers d’un Chostakovitch grinçant et d’un Piazzolla débordant de vitalité. Si la dernière pièce -l’octuor de - nous laissa un peu plus sceptique d’un point de vue  compositionnel, il faut reconnaître néanmoins qu’elle fut défendue avec fougue et conviction par des musiciens visiblement très heureux de jouer ensemble.

De ce concert hétéroclite, on retiendra principalement le jeune (le ayant déjà amplement fait ses preuves !) ainsi que le violoniste  : on leur souhaite à tous deux la belle carrière qu’ils méritent.

Crédit photographique : Virgil Boutellis-Taft © Olivier Allard

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