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Quintettes français pour piano et cordes par Yoé Miyazaki

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

César Franck (1822-1890) : Quintette pour piano et cordes en fa mineur M 7 ; Louis Vierne (1870-1937) : Quintette avec piano en ut mineur op.42 ; Charles-Marie Widor (1844–1937) : Quintette pour piano et cordes en ré mineur op. 7 ; Quintette pour piano et cordes op. 68 ; Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Quintette avec piano en la mineur op.14. Jean-Pierre Wallez, violon I ; Yoé Miyazaki, violon II ; Bruno Pasquier, alto ; Henri Demarquette, violoncelle ; Bruno Rigutto et François-Joël Thiollier, piano. 3 CD P & Y 2PYM01. Code barre : 3760152978035. Enregistré à la Salle Colonne à Paris et à Arcs en scènes à La Chaux-de-Fonds. Notice en français. Durée : 150’11 »

 

P&Yquintettes Le quintette pour piano et cordes est un genre favori des compositeurs français de la fin du XIXe siècle. Presque tous s’y sont essayés, sur le modèle de , naturellement. De Fauré à Reynaldo Hahn, en passant par Florent Schmitt, Koechlin, Goué, Le Flem, d’Indy, Cras et Pierné, il y aurait de quoi remplir une dizaine de disques. Le jeune Saint-Saëns avait été un précurseur dès 1855, avec une réussite notable.

C’est l’œuvre la plus ancienne de cette anthologie du quintette français, qui se termine avec celui, poignant, que Vierne composa à la mémoire de son fils exécuté lors des mutineries de 1917. A mi-chemin, encadré par les deux quintettes de Widor, le chef d’œuvre de Franck. C’est donc un programme cohérent et plutôt rare, comme le montre Jean Gallois dans la notice, que nous offre la violoniste . Cet enregistrement s’inscrit dans le cadre de son projet « Yoé’s project supra », qui a pour but de resserrer les liens artistiques entre le Japon et l’Europe.

C’est donc l’ensemble du coffret qu’il faut apprécier, même si, dans certaines de ces œuvres, d’autres versions sont préférables. De fait, le défaut principal réside dans la primauté accordée au piano et au premier violon dans l’espace sonore. On n’entend quasiment jamais cinq instruments dans ces quintettes… Le violoncelle d’ parvient certes de temps à autre à se dégager, mais le son des cordes semble peu nourri et peu homogène en comparaison, par exemple, du Quintette de Vierne des Philips (Timpani) ou de l’opus 7 de Widor par les New Budapest (Naxos). Les deux pianistes ( joue Franck et Vierne, le reste du programme) partagent qui plus est une manière vigoureuse, mais souvent appuyée.

Néanmoins, l’interprétation ne manque pas de qualités. Les partitions juvéniles de Saint-Saëns et de Widor (opus 7) bénéficient le plus de la fougue manifestée par ces musiciens confirmés. Et surtout, on admire tout au long de ces trois disques un sens indéniable de la conduite musicale et du contraste, ce qui donne par exemple un troisième mouvement du Quintette de Franck plus ferme que les deux précédents. En tout cas, vu l’intérêt de son programme, cette anthologie mérite d’être connue.

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