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Paris. Salle Pleyel. 28-I-2014. Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : extraits de Giulio Cesare, Atalanta, Solomon, Agrippina et Alcina ; extraits des Concerti grossi HWV 316, 317, 321, 322, et 324. Sonya Yoncheva, soprano ; Orfeo 55, direction : Nathalie Stutzmann.

stutzmann et yonchevaL’annulation de sa participation à un concert salzbourgeois quarante-huit heures auparavant laissait craindre que ne soit en mesure d’assurer ce programme Haendel dans le cadre de la série « Les Grandes Voix ». Il n’en fut heureusemement rien, et c’est rayonnante, que la très glamour soprano bulgare se présentait Salle Pleyel pour son premier récital parisien. Celle qui fut révélée grâce au Jardin des Voix de William Christie en 2007 (elle y apparaît dans le DVD Baroque Académie, Bel Air, Clef ResMusica) n’a cessé depuis de confirmer les espoirs qu’on plaçait en elle et fait à présent partie des cantatrices dont on parle un peu partout, qui plus est dans un répertoire étendu.

Hier Lucia et Violetta notamment, c’est sous les traits de grandes héroïnes haendeliennes (Cleopatra, Alcina, Agrippina…) qu’elle se produisait accompagnée de , l’ensemble de (cette dernière dirigeant avec baguette, on se demande bien pourquoi…). Le programme se composait d’une alternance de mouvements tirés de concerti grossi et d’airs célébrissimes d’opéras, le tout enchaîné. Si imprime beaucoup de relief aux pièces instrumentales et se révèle une accompagnatrice attentive, on peut regretter un manque d’homogénéité dans les pupitres de cordes, des sonorités parfois peu flatteuses qui tempèrent notre enthousiasme. Malgré quelques minauderies, est quant à elle impressionnante de maîtrise, passant avec aisance du registre léger, espiègle (« Non disperar, chi sa ? », au premier acte de Giulio Cesare) à l’intensité dramatique du poignant « Se pietà di me non senti », tiré du deuxième acte du même opéra, un point culminant étant atteint avec le bouleversant mais également virtuose « Ah ! mio cor » (au deuxième acte d’Alcina). Un timbre, une voix qui marque, des qualités expressives qui forcent l’admiration, un sacré tempérament assurément qu’on espère voir mûrir encore et chose importante, durer dans le temps.

Crédit photographique : Sonya Yoncheva et © Jean-Yves Grandin

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Paris. Salle Pleyel. 28-I-2014. Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : extraits de Giulio Cesare, Atalanta, Solomon, Agrippina et Alcina ; extraits des Concerti grossi HWV 316, 317, 321, 322, et 324. Sonya Yoncheva, soprano ; Orfeo 55, direction : Nathalie Stutzmann.

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