Suite décevante de la série consacrée à Penderecki

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Krzysztof Penderecki (né en 1933) : Sérénade pour orchestre à cordes ; Sinfonietta n°2 pour flûte et orchestre à cordes ; Sinfonietta pour cordes ; Concerto pour alto (violoncelle) et cordes, percussions et célesta. Lukasz Dlugosz, flûte ; Rafal Kwiatkowski, violoncelle. Radomska Orkiestra Kameraha, Maciej Zoltowski, direction.
1 CD DUX 0935. Code barres : 5902547009353. enregistré au K. Penderecki Concert Hall de l’Oskar Kolber Music Schools à Radom les 23-30 juin 2012. Notice bilingue (polonais-anglais) uniquement consacrée aux artistes, rien sur les œuvres. Durée totale : : 60’19

 

81UStzgstTL__SL1500_Dans la série dévouée au compositeur polonais sur le label polonais Dux, au milieu de références déjà bien fournies, on trouve inévitablement des éléments moins remarquables. Ceci est presque inhérent à toute tentative d’intégrale, où il est très rare de trouver la quintessence de l’inspiration et de l’interprétation de bout en bout.

C’est la cas ici avec ce volume thématique centré sur les œuvres avec accompagnement de cordes. La sérénade, la sinfonietta n°2 avec flûte, la sinfonietta per archi, et le concerto pour alto transposée ici au violoncelle. Toutes les pièces, hormis le concerto, datent des années 1990. On sait par ailleurs que le style d’écriture de Penderecki a considérablement évolué depuis ses débuts fracassants d’il y a maintenant près de 50 ans. Qui ne connaît pas ces monuments à la gloire de l’extrême sonore pourra éventuellement trouver un intérêt à ces pièces mineures du catalogue pendereckien, mais certainement pas l’auditeur avisé qui trouvera tout bien monotone. La sinfonietta pour flûte se distingue pourtant, grâce à la présence soliste de , au timbre et à l’intention si justes. Le meilleur reste pour la fin : le concerto pour alto dans sa version violoncelle, plus grave et intérieure, agrémenté d’un jeu de percussions et de célesta à connotations angoissantes relève un peu notre attention. s’y investit tout autant que son collègue flûtiste.

Les qualités de l’ensemble accompagnateur mené par équilibrent les forces en faveur des solistes qui risquent sinon de passer discrets (flûte) ou de se noyer dans la masse homonyme des cordes (concerto).

Un album pour une fois en demi-teinte, loin des éminentes qualités qui nous ont fait apprécier le coffret symphonique.

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