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Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour violon en ré majeur op. 77 ; Quatrième symphonie en mi mineur op. 98. David Grimal, violon. Les Dissonances. 1 CD, 1 DVD Dissonances Records. Référence : LD004. Enregistré à l’Opéra de Dijon le 27 octobre 2012 (Concerto) et le 12 février 2013 (symphonie). Livret en français. Durée totale : 78’09.

 

Grimal-Brahms-DissonancesLe dernier enregistrement de l’ensemble se présente sous la forme compliquée d’un coffret comprenant un CD, un DVD ainsi qu’un livret. Ce dernier, sobrement intitulé « Utopie & combat », est la transcription d’un entretien entre et Paul Audi, au cours duquel le fondateur de l’ensemble nous explique (encore !) son projet d’orchestre sans chef et nous livre sa vision du monde et de la culture. Au milieu de cet échange, une question est posée qui retient notre attention : celle du rôle de . La question est périlleuse, mais le violoniste y répond honnêtement, quitte à rendre caduque sa belle utopie anarchique, et c’est tout à son honneur ; en résumé, n’a pas de chef, mais un leader. On appréciera la nuance. Passons.

Le programme nous propose deux piliers du répertoire romantique, le Concerto pour violon et la Quatrième symphonie de Brahms, des œuvres denses, sérieuses, complexes. Comme toujours avec , l’interprétation est très soignée, captivante : les plans sonores sont très détaillés, chaque ligne mélodique finement ciselée – l’ensemble « fait le texte » avec ce petit plus d’intelligence et de musicalité qui transforme une interprétation en moment de grâce. Quoique.

Si le Concerto, avec en soliste, emporte l’adhésion sans réserve, la symphonie nous laisse étonnamment une impression beaucoup plus mitigée. En cause, le manque de relief général : les contrastes sont systématiquement atténués, les nuances jouées très en-dessous, sans parler des ralentis (non indiqués) qui alourdissent le discours. Cette œuvre, au ton grave et solennel, nous fait l’effet ici d’un drame en sourdine. La prise de son feutrée n’aide pas, de même que le peu de cohésion des violons.

Si l’on sort quelque peu frustré de l’audition du premier mouvement, le reste de la symphonie nous réserve tout de même des moments nettement plus réussis, parmi lesquels l’Andante moderato (sauf le grand tutti) et le choral introductif du final, dans lequel la richesse et la profondeur des timbres de l’harmonie sont tout simplement prodigieuses.

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Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour violon en ré majeur op. 77 ; Quatrième symphonie en mi mineur op. 98. David Grimal, violon. Les Dissonances. 1 CD, 1 DVD Dissonances Records. Référence : LD004. Enregistré à l’Opéra de Dijon le 27 octobre 2012 (Concerto) et le 12 février 2013 (symphonie). Livret en français. Durée totale : 78’09.

 
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