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Les coffrets de Noël d’Universal

En parallèle du coffret hommage au Philharmonique de Vienne, Universal est très actif en cette fin d’année avec plusieurs grosses boites, pas toutes indispensables, mais jamais sans intérêt ! 

decca phase 4Phase 4 Stereo. 1 Coffret de 41 CD. Decca. Référence : 0289 478 6769 2 41. Notice de présentation en anglais.

En 1961, le label Decca et sa marque américaine London Records lancent la série Phase 4 à partir d’un procédé censé garantir une meilleure restitution sonore. Decca reprend une partie des enregistrements issus de ce fond et édite un gros coffret au design reprenant celui des sixties et des seventies. Il y a à boire et à manger dans les 41 Cds de cette boite plutôt destinée aux collectionneurs émérites. Ils y trouveront des grands chefs dans un répertoire plutôt secondaire par rapport à leur « core business » : Antal Dorati dans La Boutique Fantasque de Respighi ou les Carmina Burana de Carl Orff ou dans Gaité parisienne de d’après Offenbach ou les Pins et les Fontaines de Rome de Respighi. Le ballet est assez présent avec quelques compilations très oubliables sous la baguette de . Mais, on se réjouit de retrouver le Lac des Cygnes dirigé par , l’une des grandes baguettes de l’art du ballet. Le gros du répertoire Phase 4 est dirigé par , capté à la toute fin de sa vie (il est alors nonagénaire) à la tête du ou du . Si Wagner est à la fête, on en dira moins des Quatre saisons de Vivaldi ou de la Symphonie n°9 de Beethoven. Notons que Stokowski y dirige sa propre orchestration des Tableaux d’une exposition de Moussorgski, une relecture radicale en technicolor, loin de la finesse d’un .

Si l’on quitte un peu les rives du classique « pur et dur », on peut se sustenter des Gershwin par les « Boston Pops » d’ ou des musiques de film de dirigées par le maître lui-même.

dgg karajan symphony editionKarajan. Symphony Edition. . 1 coffret de 38 CD DGG. Référence 477 8005.

Les 25 ans de la mort d’ furent l’occasion de remettre sur le métier son intégrale des Symphonies de Beethoven publiées en 1963, mais aussi de ressortir un coffret fondamental, base des discothèques : les intégrales (ou semi-intégrales) : Haydn, Mozart, Brahms, Beethoven, Brahms, Bruckner, Mendelssohn, Schumann et Tchaïkovski. Elles sont toutes enregistrées avec le Philharmonique de Berlin, entre 1963 et 1987. Il faut prendre ce coffret comme un tout avec ses forces et ses faiblesses. Si Mozart et Haydn sonnent « veille école », les intégrales Bruckner, Mendelssohn ou Schumann n’ont jamais eu trop bonne presse ; pourtant la splendeur de l’orchestre et sa qualité de jeu restent exceptionnelles. Enfin, Beethoven et Brahms sont toujours des musts absolus de la discographie. Quant à Tchaïkovski, c’est du très grand spectacle symphonique avec un chef inspiré et un orchestre en parade !   Rien de nouveau pour ce coffret, mais compilé de la sorte, il est cadeau encore parfait pour découvrir (ou redécouvrir) l’art de ce chef décrié mais unique !

decca fontanarosa. Portraits. 1 coffret de 12 CD Decca. Référence : 4811195.

Entre 1968 et 1978, le violoniste était un artiste sous contrat avec Decca France. Il enregistra plusieurs albums devenus introuvables et même, pour certains complètements oubliés des discographies.

Decca France remet tous ces enregistrements dans un joli coffret de 12 albums qui alterne les concertos, les récitals et de la musique de chambre. Comme beaucoup de coffrets monographiques, il faut juger l’ensemble au détriment du détail. C’est dans la musique de chambre (avec son frère et sa sœur) qu’il est à son meilleur. Les trios de Schubert, Ravel et Fauré bénéficient d’interprétations franches et musicales. Les petites pièces violonistiques sont, quant à elles, ciselées avec amour de la musique. Les concertos du répertoire (Beethoven, Mendelssohn, Brahms, Sibelius) ne sont pas oubliés et documentent le musicien à différentes périodes de sa carrière. On s’avère séduits par deux albums en particuliers : la Fantaisie et le Concerto de et un album très français-russe autour du Poème de Chausson et de la Fantaisie de concert de Rimski-Korsakov (dont c’était le premier enregistrement mondial).  Ce coffret, très musical s’avère attachant malgré ses inégalités et constitue un bel hommage à un violoniste français majeur de notre époque.

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