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Friedrich Gulda et Mozart, un amour contrarié?

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concertos pour piano et orchestre n°14, 17, 20, 21, 25 (deux fois), 26 et 27 ; Sonates pour piano K 279, 280, 281, 282, 283, 284, 310 (deux fois), 311, 330, 331 (deux fois), 332, 457 (deux fois), 545, 570, 576 (trois fois); Rondo K 485 ; Fantaisie K 475. Friedrich Gulda (piano et clavinova); Orchestre philharmonique de Vienne, Claudio Abbado ; London Symphony orchestra, New symphony orchestra of london, Anthony Collins ; Orchestre innommé, Paul Angerer. 10 CD DGG. Référence DG 482 2418. Enregistré à Londres en 1948, 1953, 1954, 1955 ; Vienne en 1960, 1974, 1975, Munich en 1978 ; Waissenbach am Attersee en 1982, 1999. Notice de présentation en : allemand, anglais. Durée : 11 heures 40’ 48’’

 


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plaçait Mozart et ses sonates de la maturité au sommet de son panthéon personnel. Dommage que ce singulier coffret réalisé pour partie à partir de ses enregistrements personnels, « faits maison », ne donne qu’une image bien imparfaite de cet amour pourtant sincère. A force de marginalité et d’originalité forcée, Gulda est peut-être tout simplement passé à côté des oeuvres qu’il prétendait servir…

Curieux coffret en vérité ! Jusqu’à la fin de sa vie, (1930-2000) a joué chaque jour des sonates de Mozart qu’il considérait comme le nec plus ultra de la musique pour piano. Les bandes privées qui ont gardé le témoignage de ses interprétations sur son Bösendorfer personnel forment la matière des cinq premiers CD de cet ensemble. Il faut passer sur une technique d’enregistrement indigne de la fin des années 1990 (un grand « Bösen »  qui sonne comme un pianoforte aigrelet, est-ce voulu ?), avec des distorsions fréquentes, des ruptures de perspective au sein d’un même mouvement et une dureté sonore dont on ne sait si elle est imputable au pianiste ou à la technique, pour retrouver un musicien imaginatif et souvent inspiré. Au rayon des curiosités, sinon des horreurs, on placera la sonate K 457 transformée en vague concerto avec orchestre de synthèse sur un « clavinova ». Fallait-il publier cela ? Les cinq autres CD regroupent les gravures mozartiennes réalisées pour Decca et DG dans les ammées 50 et 70, avec plusieurs doublons. Une conclusion s’impose, le jeune Gulda était un interprète incomparable et ses concertos avec des orchestres modestes menés par et sont pleins de jeunesse et de vie tandis que ceux avec Abbado et les viennois demeurent quelque peu empesés et gourmés.

Hélas les enregistrements plus stimulants avec Harnoncourt et le Concertgebouw ont été réalisés pour Teldec et ne sont pas repris dans ce coffret. Le portrait qui se dégage de cet ensemble est intrigant plus que convaincant, à l’image d’un musicien follement doué mais qui a tellement cultivé l’originalité et la provocation qu’il est peut-être tout simplement passé à côté des œuvres qu’il voulait tant servir.

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concertos pour piano et orchestre n°14, 17, 20, 21, 25 (deux fois), 26 et 27 ; Sonates pour piano K 279, 280, 281, 282, 283, 284, 310 (deux fois), 311, 330, 331 (deux fois), 332, 457 (deux fois), 545, 570, 576 (trois fois); Rondo K 485 ; Fantaisie K 475. Friedrich Gulda (piano et clavinova); Orchestre philharmonique de Vienne, Claudio Abbado ; London Symphony orchestra, New symphony orchestra of london, Anthony Collins ; Orchestre innommé, Paul Angerer. 10 CD DGG. Référence DG 482 2418. Enregistré à Londres en 1948, 1953, 1954, 1955 ; Vienne en 1960, 1974, 1975, Munich en 1978 ; Waissenbach am Attersee en 1982, 1999. Notice de présentation en : allemand, anglais. Durée : 11 heures 40’ 48’’

 
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