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Barenboim déçoit avec sa lecture de Brahms à Berlin

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Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour piano et orchestre n° 1 en ré mineur, op. 15 ; Concerto pour piano et orchestre n° 2 en si bémol majeur, op. 83. Daniel Barenboim, piano ; Staatskapelle Berlin, dir. Gustavo Dudamel. 2 CD Deutsche Grammophon. Réf. : 479 4899. Enregistré le : (non indiqué, disque promotionnel). Notice : (non indiqué, disque promotionnel). Durée : 51’12 et 50’58.

 

Brahms_barenboim_dudamelCette exécution en concert des deux concertos de Brahms n’apporte rien ni à la discographie ni à la gloire de

Haut lieu du concerto romantique allemand pour piano, le legs de paraît impérissable tant il représente le nec plus ultra de ce genre tant prisé des solistes, des orchestres et des chefs. Le Concerto n° 1 en ré mineur créé à Hanovre en janvier 1859 sous les doigts du compositeur et la direction de Joseph Joachim tout comme le Concerto n° 2 en si bémol majeur donné en première mondiale à Budapest en novembre 1881 ont connu de par le monde d’innombrables exécutions destinées aussi bien à la salle de concerts qu’à l’enregistrement. C’est dire si les meilleurs musiciens de la planète se sont mesurés à ces authentiques chefs-d’œuvre. Le souvenir de leurs prestations publiques et de leurs témoignages enregistrés laissent l’historien de la musique pantois et médusé face à tant de talent, de musicalité et de prouesses techniques.

Malheureusement tel ne sera pas le cas avec la version proposée présentement. Certes la Staatskapelle de Berlin ne démérite aucunement pas plus que le chef vénézuélien . Le problème vient plutôt du pianiste , un artiste extraordinairement doué au palmarès des plus prestigieux. Mais son jeu nous confronte à un artiste fatigué, un peu trop dispersé, trahi ponctuellement par sa mémoire (fabuleuse normalement) et par une dextérité qui n’est plus ce qu’elle était. Ces errements passagers,  il parvient à les gommer partiellement  au prix de quelques libertés, ce qui oblige l’orchestre et son chef à s’adapter en permanence au soliste. Cette exécution publique, correcte mais loin d’être pleinement satisfaisante, n’apporte rien ni à la discographie ni à la gloire de .

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Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour piano et orchestre n° 1 en ré mineur, op. 15 ; Concerto pour piano et orchestre n° 2 en si bémol majeur, op. 83. Daniel Barenboim, piano ; Staatskapelle Berlin, dir. Gustavo Dudamel. 2 CD Deutsche Grammophon. Réf. : 479 4899. Enregistré le : (non indiqué, disque promotionnel). Notice : (non indiqué, disque promotionnel). Durée : 51’12 et 50’58.

 
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  • Martin Antoine

    Se rappeler du « jeune » Baremboim avec le Philharmonia et John Barbirolli dans ces 2 mêmes concertos , il y a combien d’années ( mi temps des années 60 ? ) !!!!

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