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L’Ensemble Correspondances brille dans Henry Du Mont

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Henry Du Mont (1610-1684) : Memorare ; Jesu dulcedo cordium ; Desidero te millies ; O aeterne misericors Deus ; Sub umbra noctis profundae ; O Mysterium ; Allemanda Gravis ; Ave Regina caelorum ; O dulcissima ; Quam pulchra es ; O praecelsum ; Super flumina Babylonis. Ensemble Correspondances, direction : Sébastien Daucé. 1 CD Harmonia Mundi HMC 902241. Code barre : 3149020224120. Enregistré en septembre 2015. Notice trilingue (français-anglais-allemand). Durée : 71’18.

 

Les Clefs ResMusica

dumont_dauceParcours exemplaire de l’, dirigé de l’orgue par , à travers le motet français au XVIIe siècle, en digne successeur de ce que pouvaient faire William Christie ou Philippe Herreweghe chez Harmonia Mundi au cours des années 1980/1990. Après les succès des disques Charpentier, Moulinié, De Lalande et dernièrement Le Concert Royal de la Nuit, c’est au tour d’ d’être mis en avant avec cette parution consacrée à une sélection de grands motets et élévations pour la Chapelle de Louis XIV, la Cour étant à l’époque itinérante (Paris, Fontainebleau, Saint-Germain-en-Laye, Chambord, Versailles occasionnellement).

Né dans l’ancienne Principauté de Liège, Du Mont fit sa carrière essentiellement en France et fut notamment sous-maître de la Chapelle Royale pendant vingt ans (1663-1683), tout en étant organiste titulaire de l’église Saint-Paul dans le Marais à Paris (de 1643 à sa mort).

Au sein des vingt-six grands motets qui nous sont parvenus et dont une vingtaine est parue dans l’édition Christophe Ballard de 1686, soit deux ans après la disparition du compositeur, en a retenu cinq, dont trois inédits, le tout associé à quelques élévations de moindre envergure et destinées à des voix de femmes.
Les grands motets, écrits pour cinq voix mixtes, cordes et basse continue révèlent une écriture contrapuntique qui voit l’alternance de récits, de dialogues entre solistes et chœur et d’ensembles. Mais contrairement à une vision « chambriste » faisant appel à un chœur de solistes, choix retenu notamment par Frédéric Desenclos et son Ensemble Pierre Robert (chez Alpha), Sébastien Daucé opte pour un effectif vocal et instrumental relativement fourni, avec onze chanteurs et autant d’instrumentistes.

Le résultat obtenu dans cette musique qui oscille entre recueillement, dépouillement, austérité même, mélancolie, mais aussi sensualité, solennité et jubilation, est des plus probants. Les différents chanteurs de l’ensemble font preuve de qualités expressives et d’un style fort à propos traduisant bien les affects sous-entendus par le texte latin même si à titre personnel, dans le célèbre Super flumina Babylonis, notre préférence va à la référence discographique sus-citée. Une belle parution néanmoins qui ravira les amateurs de répertoire religieux du baroque français, et complémentaire de parutions antérieures consacrées à des grands motets d’ (Herreweghe, Pierlot, Desenclos…).

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