Les Révélations classiques de l’ADAMI ont 20 ans

Concerts, La Scène

Paris. Auditorium de la Radio France. 4-XI-2016. Œuvres de : Gaetano Donizetti, Joseph Haydn, Gioacchino Rossini, Max Bruch, Wolfgang Amadeus Mozart, Bernd Aloïs Zimmermann, Georges Bizet, Franz Doppler, Giuseppe Verdi, Felix Mendelssohn, Ludwig van Beethoven, Léo Delibes, Joaquin Rodorigo, Giacomo Puccini, Franck Angelis, Charles Gounod, Pablo Casals, Johannes Brahms, George Gershwin, Jacques Offenbach.
Avec : Clémence Barrabé, Marie-Laure Garnier, Anna Kasyan, Armelle Khourdoïan, soprano ; Héloïse Mas, Ahlima Mhamdi, mezzo-soprano ; Kevin Amiel, Julien Behr, Sébastien Guèze, ténor ; Alexandre Duhamel, Matthieu Lécroart, Jean-Gabriel Saint Martin, Marc Scoffoni, baryton ; Nicolas Baldeyrou, clarinette ; Emmanuelle Bertrand, Christian-Pierre La Marca, Yann Levionnois, violoncelle ; Mélanie Brégant, accordéon ; Mathilde Caldérini, Clément Dufour, flûte ; Romuald Grimbert-Barré, Solenne Païdassi, Jean-Marc Phillips-Varjabédian, violon ; Romain Leleu, trompette ; Sélim Mazari, Varduhi Yeritsyan, piano ; Jérémy Pasquier, alto ; Emmanuel Rossfelder, guitare ; Olivier Stankiewicz, hautbois ; Jérôme Deschamps, mise en scène ; Orchestre national de France, Brian Schembri, direction

classique-20-ans-finaleDepuis 20 ans, Françoise Pétro et , deux « révélatrices » de jeunes musiciens pour l’ADAMI, sillonnent toute la France à la recherche de nouveaux talents. Aujourd’hui « Les Révélations classiques » sont devenues un véritable tremplin pour les chanteurs et les instrumentistes au début de leur carrière.

Ceci est d’autant plus vrai qu’on constate qu’un grand nombre d’entre eux sont souvent nommés et primés ensuite aux « Victoires de la musique classique ». Une fois que leur carrière a démarrée, ils sillonnent alors la France et le monde entier et contribuent au rayonnement de l’excellence française dans leur domaine.

Il suffit de parcourir la liste des « Révélations » des années précédentes, on y trouvera des noms, aujourd’hui connus de tous. Ainsi, on trouve chez les instrumentistes, Nicholas Angelich, David Frey, Tristan Pfaff, Guillaume Vincent (piano), Stéphanie-Marie Degand, Svetlin Roussev, Geneviève Laurenceau, Marina Chiche (violon), Ophélie Gaillard (violoncelle), Violaine Cochard, Béatrice Martin (clavecin)… Côté chanteurs : Magali Léger, Julie Fuchs, Sabine Devieilhe (soprano), Delphine Haidan, Nora Gubish, Isabelle Druet, Marianne Crebassa (mezzo), Yan Beuron, Florian Laconi, Jean-François Novelli, Mathias Vidal (ténor), Arnaud Mareoratti, Marc Mauillon (Baryton), Nicolas Testé, François Lis (basse)… pour ne citer qu’eux. Les musiciens de la toute dernière génération, comme Edgar Moreau et Bruno Philippe (violoncelle), Adrien Boisseau (alto), Hildegarde Fesneau (violon), Tanguy de Williencourt (piano), Magali Arnault Stanczak (soprano), ou Enguerrand de Hys (ténor) sont également passés par là.

Le concert d’anniversaire à la Maison de la radio, où se succèdent les anciennes et les nouvelles « Révélations », est extrêmement éclectique et joyeux. Leurs performances sont bien entendu de très haut niveau, souvent en duo ou en trio, parfois pour la première fois, comme et dans le Double concerto de Brahms. Un programme aussi varié offre la joie d’entendre des œuvres peu jouées, telles que le Double concerto pour clarinette, alto et orchestre de (par et ), le Concerto pour hautbois et petit orchestre « Hommage à Stravinsky » de Bernd Aloïs Zimmermann (par ), Rigoletto-Fantaisie pour deux flûtes et orchestre de (par Mathilde Caldérini et ), le Double concerto pour piano, violon et orchestre à cordes de Mendelssohn (par et ) ou encore l’Impasse de pour accordéon (par ). Pour le chant, l’exercice s’avère parfois délicat quand le chanteur ou la chanteuse entre immédiatement dans son rôle tandis que son partenaire n’y arrive que difficilement ; c’est aussi le cas lorsque la tessiture, la technique ou/et le tempérament de l’interprète ne correspondent pas tout à fait à l’air choisi.

L’, sous la direction du chef maltais , a admirablement assuré l’ensemble de cette longue soirée qui a duré trois heures – on comprend que de petits problèmes de synchronisation avec les solistes surviennent de temps à autre -, et qui se serait prolongée encore et encore sans l’efficacité impressionnante de la régie qui n’a pas fait perdre de temps lors des changements de plateau.

Crédit photographique © Thomas Bartel

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