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Symphonies de Tchaïkovski par l’Orchestre national de Lyon

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Lyon. Auditorium Maurice Ravel. 17-XI-2016. Piotr Ilyitch Tchaïkovski (1840-1893): Symphonie n°1 en sol mineur, op. 13, « Rêves d’hiver »; Symphonie n°4 en fa mineur, op. 36. Orchestre national de Lyon. Leonard Slatkin, direction.

slatkin-onlDans le cadre de son festival russe, l’Auditorium de Lyon programme les six symphonies de Tchaïkovski par l’, réunissant judicieusement la Symphonie n°1  et la Symphonie n°4 en ouverture de ce cycle.

Sous la direction de , l’ONL parvient à un beau résultat d’ensemble, malgré des imperfections individuelles. Le chef d’orchestre américain, au style pour le moins sobre, propose une version plutôt dépouillée de ces œuvres où se mêlent la mélancolie et le pittoresque. Dans la Symphonie n° 1 en sol mineur (« Rêves d’hiver »), on apprécie la force évocatrice à laquelle parvient l’orchestre, suscitant une atmosphère de voyage en traîneau sur une piste enneigée. Le deuxième mouvement (Adagio cantabile ma non tanto), intitulé « Contrée lugubre, contrée brumeuse », est particulièrement convaincant. Avec beaucoup de naturel, Slatkin maintient au sein de son orchestre un équilibre qui va faire toute la beauté de certains passages, comme la reprise du thème par les violoncelles. Les contre-chants que font alors entendre les vents s’intègrent parfaitement à la mélodie principale, dévoilant la richesse de la partition. Le climax est atteint quelques instants plus tard lors de la réexposition par les cors, dont la sonnerie altière produit tout son effet.

Paradoxalement, la flamboyante Quatrième Symphonie en fa mineur séduit moins. Dans cette œuvre magistrale, on pardonne plus difficilement ses défauts à l’orchestre. Les trombones produisent à plusieurs reprises des sonorités bourdonnantes, presque déplaisantes. Les flûtes ne sont pas davantage irréprochables, manquant souvent de rigueur dans le phrasé. De manière générale, si le deuxième mouvement est une réussite, de même que la partie du Scherzo en pizzicati à l’ensemble des cordes, les passages éruptifs du premier et du quatrième mouvement n’impressionnent pas. L’ONL ne sort pas d’une certaine réserve, empêchant l’émotion de jaillir. On reste donc quelque peu sur sa faim face à cette interprétation qui, sans démériter, n’est pas tout à fait aux dimensions de l’œuvre.

Crédit photographique : © Niko Rodamel

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