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Enregistrements de concerts déjà anciens de Grigory Sokolov

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concerto pour piano et orchestre n° 23 en la majeur K488. Serge Rachmaninov (1870-1949) Concerto pour piano et orchestre n° 3 en ré mineur opus 30. Deutsche Grammophon 4797015. Grigory Sokolov (piano), Orchestre de chambre Mahler, Trevor Pinnock (Mozart). Orchestre philharmonique de la BBC, Yan Pascal Tortelier (Rachmaninov). Enregistré en public au Mozarteum de Salzboug, le 30 janvier 2005 (Mozart), au Royal Albert Hall de Londres le 27 juillet 1995 (Rachmaninov). Durée : 71’43’’

 

sokolov DG mozart rachamaninovAujourd’hui ne joue plus avec orchestre ; l’éditeur tente de profiter de l’actuelle popularité du maître russe pour ressortir deux concertos captés en concert il y a dix ans pour Mozart, vingt pour Rachmaninov. Que l’auditeur ne se laisse pas abuser, ces gravures déjà anciennes ne sont ni représentatives du style sophistiqué développé actuellement par le maestro, ni inoubliables en elles-même. A réserver aux stricts inconditionnels du pianiste russe…

Ne vous laissez pas abuser par l’affiche ; a bien décidé, il y a une dizaine d’années, de cesser de jouer avec orchestre pour se consacrer uniquement au répertoire soliste. Ces deux concertos, qu’il a lui-même choisis parmi ses archives si l’on en croit la présentation de ce disque, ont donc été captés il y a plus de dix ans pour l’un, plus de vingt pour l’autre. Le couplage est incongru et surtout l’interprétation n’est pas, révérence tirée au Sokolov magicien du piano qu’on connaît aujourd’hui, réellement inoubliable.

Mozart souffre d’un accompagnement orchestral assez banal et d’une interprétation sans éclat particulier. A l’inverse, le redoutable Troisième Concerto de Rachmaninov est emporté par une tempêtueuse lecture façon « briseur d’ivoire », certes impressionnante et dont on comprend qu’elle ait soulevé le public des « Proms » londoniennes ; au disque et écoutée sans la magie du concert, elle souffre de ces embardées spectaculaires, de ces effets de manche qui laissent parfois l’orchestre à la traîne. Tant qu’à rechercher une interprétation de feu comme celle-ci, on préfère la formidable gravure de accompagnée par , rencontre au sommet de deux monstres sacrés ; et plus posée, l’interprétation de  qui va nettement plus loin dans le raffinement et la musicalité, même si l’effet immédiat est moins impressionnant. Comme jadis Richter ou, à sa façon, Celibidache, Sokolov fait partie de ces musiciens dont le style a fortement évolué en deux décennies, ce qui rend moins intéressants et représentatifs ses témoignages anciens.

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concerto pour piano et orchestre n° 23 en la majeur K488. Serge Rachmaninov (1870-1949) Concerto pour piano et orchestre n° 3 en ré mineur opus 30. Deutsche Grammophon 4797015. Grigory Sokolov (piano), Orchestre de chambre Mahler, Trevor Pinnock (Mozart). Orchestre philharmonique de la BBC, Yan Pascal Tortelier (Rachmaninov). Enregistré en public au Mozarteum de Salzboug, le 30 janvier 2005 (Mozart), au Royal Albert Hall de Londres le 27 juillet 1995 (Rachmaninov). Durée : 71’43’’

 
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