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Quatuors avec piano de Dvořák chez Alpha

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Antonín Dvořák (1841-1904) : Quatuor avec piano n° 1 en ré majeur, op. 23 ; Quatuor avec piano n° 2 en mi bémol majeur, op. 87. Trio Busch ; Miguel Da Silva (alto). 1 CD Alpha. Enregistré en décembre 2016 et mars 2017 au Queen Elisabeth Music Chapel. Notice trilingue (français, anglais, allemand). Durée : 71’05

 

DisqueLe joue depuis 2012 sous ce nom choisi pour célébrer la mémoire du légendaire violoniste allemand Adolf Busch dont le violoniste  Mathieu van Bellen touche le violon G.B. Guadagnini qui lui avait appartenu.

Pour célébrer les deux Quatuors avec piano d’, l’altiste français Silva s’est joint au . Ces interprètes aguerris offrent leur lecture, précise techniquement et inspirée artistiquement, du Quatuor pour piano et cordes en ré majeur que le maître bohémien écrivit en un temps très bref puisque commencé et achevé en mai et juin 1875. L’œuvre dut néanmoins attendre décembre 1880 pour être créée à Prague. Son premier mouvement Allegro moderato est parfaitement rendu avec son thème syncopé qui avance rapidement vers une atmosphère lyrique et apaisée dont le second mouvement Andantino accentue le climat par le biais d’une suite mélodique aux accents populaires suivie de cinq variations. Le Finale Allegretto scherzando semble inspirer les musiciens avec son tempo rapide de valse trouvant son sommet dans l’expression d’un furiant effréné.

Le Second Quatuor avec piano, en mi bémol majeur, écrit avec une étonnante célérité, mérite amplement l’engouement dont il jouit depuis sa création publique le 23 novembre 1890, à Prague également. Les Busch et Da Silva trouvent aisément leurs marques dans les premier et troisième mouvements notés Allegro ma non troppo et Allegro moderato, magnifiquement dessinés et entraînants, à l’image du splendide Finale Allegro ma non troppo d’une grande richesse rythmique où se succèdent, joliment dessinés, des airs de danses et où s’opposent tout en s’enrichissant mutuellement un premier thème décidé et énergique et un second mélodieux. Le second mouvement Lento peut se concevoir comme le cœur de l’œuvre avec sa succession de beaux et délicats thèmes que les musiciens abordent avec une touche de rigidité et d’austérité  sans toutefois dénaturer le déroulement spirituel conçu par Dvořák.

Le Trio Busch et l’altiste Da Silva nous touchent et emportent notre adhésion avec leur enthousiasme communicatif, leur lecture minutieuse et retenue conférant le sentiment d’un très discret déficit poétique.

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