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Intensité claire de Mälkki dans la n° 9 de Mahler à Helsinki

susanna_mälkki_by_simon_fowlerA Helsinki, la vision de sur le dernier chef-d’œuvre qu’a pu achever se concentre sur un contrôle serré associé à une intensité claire et non sentimentale.

A l’approche de la fin de sa deuxième saison en tant que directrice musicale de l’Orchestre philharmonique d’Helsinki, a exploré un large éventail de répertoires, allant des chevaux de bataille à un programme plus aventureux d’œuvres contemporaines. La Symphonie n° 9 de Mahler est l’un des grands monuments de la littérature symphonique, et les défis techniques et émotionnels sévères que l’œuvre soulève sont le véhicule idéal pour montrer la relation que Mälkki a bâtie avec l’orchestre de sa ville natale.

Les pages qui ouvrent le premier mouvement épique sont caractérisés non seulement par une grande expansivité mais aussi par une profonde sérénité, peut-être pour souligner le contraste avec la bataille à venir avec le destin. Mälkki semble prendre soin à ne pas pousser les climax au-delà de leurs limites, elle obtient tout de long une froide intensité froide. La direction de Mälkki fournit une cheminement clair à travers les denses forêts contrapuntiques de Mahler, et apporte aussi une clarté et une expectative étonnantes aux nombreux épisodes aux allures de musique de chambre.

Mälkki a choisi un rythme plutôt rapide pour l’ouverture du mouvement Ländler suivant. L’entrée des violons parait aiguisée et presque coupante, par opposition à l’approche lourde et un peu maladroite que préfèrent certains interprètes. Pour assurer le contraste avec le tempo initial, Mälkki accélére le deuxième tempo de manière marquée, mais cela ne semble jamais précipité. La ruée vers la coda du mouvement ressemble plus à une course agile qu’à une frénésie délirante.

Le troisième mouvement semble également quelque peu rapide, mais avec un impression de contrôle toujours présente. Mälkki réussit même à trouver un certain équilibre dans cette musique, mais n’oublie pas les aspects rudes et amers de ce mouvement (l’écriture des bois en particulier). Mälkki laisse vraiment le Philharmonique d’Helsinki se lâcher dans le dernier élan à la fin du mouvement, tout en gardant fermement les rênes en mains.

Les pages initiales du mouvement final dégagent une impression de détente et de satisfaction plutôt que tendues et ardentes, au moins au début. Après le premier interlude mineur, Mälkki met le feu aux poudres en faisant ressortir le jeu le plus ouvertement passionné de la soirée. En plus de cette urgence supplémentaire, il y a aussi un sentiment accru d’accomplissement. Les pages finales magiques sont peut-être le point culminant de la soirée : des pianissimos étouffés d’une manière impossible accompagnés non seulement d’un sens de l’intemporalité mais aussi d’une grande attente.

Étant donné le penchant de Mälkki pour la clarté et la franchise, il n’est peut-être pas surprenant que sa vision sur le dernier chef-d’œuvre de Mahler soit concentrée sur un contrôle serré associé à une intensité claire et non sentimentale. Bien que cela ait pu ne pas être du goût de tous (en particulier ceux qui aiment un Mahler hyper-romantique), la prestation de ce soir est une vitrine idéale pour mettre en valeur la vision interprétative de Mälkki et l’engagement de l’Orchestre philharmonique d’Helsinki.

Crédit photographique : Susanna Mälkki © Simon Fowler

Traduit de l’article original en anglais par Jean-Christophe Le Toquin

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