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Première intégrale des quatuors de Gounod par les Cambini-Paris

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Charles Gounod (1818-1893) : Intégrale des Quatuors à cordes : Quatuor à cordes en sol mineur, CG 565 ; Quatuor à cordes en fa majeur, CG 563 ; Quatuor à cordes en la mineur, CG 564 ; « Petit Quatuor » en ut majeur, CG 561 ; Quatuor à cordes en la majeur, CG 562. Quatuor Cambini-Paris. 2 CD Aparté AP177. Enregistré Galerie dorée de la Banque de France, Paris, en février 2016 et octobre 2017. Notice bilingue : français et anglais. Durée : 62:58 et 43:25

 

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81OyqPz3DmL._SL1200_Le nom de se rattache à ses gracieuses et élégantes mélodies, à son opéra Faust, à ses messes et oratorios. A l’occasion du bicentenaire du compositeur, le  enregistre la première intégrale de ses quatuors à cordes.

La chronologie des cinq quatuors, enregistrés ici pour la première fois, n’est pas certaine, ce qui confirme la situation très anecdotique de ces œuvres méconnues. Esthétiquement, ils se situent dans la noble descendance des maîtres viennois. On songe au premier chef à l’influence de Mozart, qu’il appréciait hautement. De plus, ses compositions s’enrichissent manifestement de tours rappelant Haydn et parfois Schubert. Est-ce faire montre d’impertinence que de préciser que ne se donnait pas comme ambition d’innover dans ce registre très peu fréquenté de son catalogue ?

Chacun des quatre mouvements du « Petit Quatuor » en ut majeur est dédié à chaque membre du Quatuor Armingaud, ce qui conduit à estimer la date de composition autour de 1875. Les autres quatuors datent des années 1889-1892. Gérard Condé considère que le Quatuor en la mineur était « le plus personnel et le plus abouti des cinq » en opposition à la « sèche abstraction du sol mineur », bien éloigné de la mélodie lyrique de ses célèbres opéras. L’écoute de ce dernier ouvrage ne peut manquer d’évoquer clairement le monde de Beethoven.

Ces quatuors ont longtemps stagné dans l’ombre et à coup sûr, la lecture du , formation fondée à Paris en 2007, enthousiaste et brillante, a le mérite de sortir ce corpus de l’anonymat. Ces quatuors, sans se ranger au rang de chefs-d’œuvre incontestables, pourraient figurer davantage aux programmes des concerts et des enregistrements, portés par leur facilité mélodique, leur élan rythmique, leur clarté formelle et leur agencement sérieux et élégant. Une belle défense d’un travail créateur jamais associé à son auteur.

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