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Reflets du basson français du début du XXe siècle

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Camille Saint-Saëns (1835-1921) : sonate opus 168. Charles Koechlin (1867-1950) : sonate opus 71 ; Trois pièces opus 34 ; Gabriel Fauré (1845-1924) : pièce. Henri Dutilleux (1916-2013) : Sarabande et cortège. Paul Jeanjean (1874-1929) : Prélude et scherzo. Max d’Ollone (1875-1959) : Romance et Tarentelle. Julien Hardy, basson. Simon Zaoui, piano. 1 CD Klarthe. Enregistré en février 2017 au Temple Saint Marcel. Notice bilingue (français-anglais). Durée : 54:55

 

51ViX5R0sNL__SS500_Voilà un intéressant parcours d’œuvres réunies autour du basson français du début du vingtième siècle. La chose n’est pas si commune pour saluer cette sortie pas seulement destinée aux instrumentistes.

C’est qui tient la partie solo de noms bien connus des salles de concert – Saint-Saëns, Fauré, Dutilleux – mais aussi des auteurs plus discrets – Koechlin – voire franchement en marge – Jeanjean (dont le Prélude et scherzo semble être l’unique composition) et d’Ollone. Membre du Mahler Chamber Orchestra, de l’ensemble Les Dissonances et actuellement basson solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, il nous fait voyager avec justesse dans l’univers élargi des expressions possibles du basson.

On ressent en effet beaucoup de plaisir à l’écoute du basson du XXe siècle dans toute sa diversité. De la sonate de Saint-Saëns dont c’est la dernière œuvre, techniquement sans réelle difficulté (le compositeur n’étant pas de son propre aveu un spécialiste de l’instrument), à une œuvre de guerre de Dutilleux dont l’intérêt pour le basson peut surprendre à bien des égards au sein d’un corpus tiré au cordeau. Mais davantage, ce sont la Sonate opus 71 et les Trois pièces opus 34 de qui dominent aisément le lot. Le trop discret Koechlin synthétise à lui seul les expressions les plus avantageuses de cet instrument. Ce grand intellectuel qui connaissait si bien tous les instruments a donné deux grands classiques de répertoire magnifiquement écrits, où l’aspect technique se met idéalement au service de l’expressif. Lui qui parlait de « la beauté solide des basses, de la poésie ineffable, du romantisme ailé des sons les plus hauts du medium » considérait le basson comme « le plus divers, peut-être, de tous les instruments à vent, aux innombrables ressources ». Les registres dans lesquels il évolue l’amènent suivant les circonstances à nous parler d’un esprit immatériel, nostalgique, étrange, triste. Loin en tout cas du caractère goguenard, caricatural qu’on lui attribue régulièrement et que l’on retrouve un peu dans la veine traditionnelle de la Romance et Tarentelle de Max d’Ollone. À l’interprète de retrouver ces couleurs dans son jeu.

L’accompagnement pianistique de , formé par Naoumoff, Planès, Kurtág, Ciccolini et Aimard est en symbiose avec le soliste et partage les mêmes intentions musicales.

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Camille Saint-Saëns (1835-1921) : sonate opus 168. Charles Koechlin (1867-1950) : sonate opus 71 ; Trois pièces opus 34 ; Gabriel Fauré (1845-1924) : pièce. Henri Dutilleux (1916-2013) : Sarabande et cortège. Paul Jeanjean (1874-1929) : Prélude et scherzo. Max d’Ollone (1875-1959) : Romance et Tarentelle. Julien Hardy, basson. Simon Zaoui, piano. 1 CD Klarthe. Enregistré en février 2017 au Temple Saint Marcel. Notice bilingue (français-anglais). Durée : 54:55

 
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