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Sonates de Miaskovski et Rachmaninov par Bruno Philippe et Jérôme Ducros

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Nicolaï Miaskovski (1881-1950) : Sonate pour violoncelle et piano n° 1 op. 12. Sergueï Rachmaninov (1873-1943) : Deux Pièces pour violoncelle et piano op. 2 ; Prélude pour piano seul op. 3 n° 2 ; Sonate pour violoncelle et piano op. 19. Bruno Philippe, violoncelle. Jérôme Ducros, piano. 1 CD Harmonia Mundi. Enregistré à Entraigues-sur-la-Sorgue en juin 2018. Durée : 70:52

 

Miaskovski Rachmaninov harmonia mundiDeux sonates pour violoncelle et piano de Miaskovski et Rachmaninov, colonne vertébrale de ce disque, reçoivent une lecture tout à fait émérite du duo lumineux rassemblé pour la circonstance, et .

, élève de Rimski-Korsakov et de Liadov puis enseignant au Conservatoire de Moscou, surtout connu pour ses 27 symphonies, a aussi composé de la musique de chambre de belle qualité mais trop rarement proposée aux mélomanes. La première de ses deux Sonates pour violoncelle et piano, son opus 12 en majeur, est loin d’être anecdotique. De caractère retenu voire mélancolique, dynamique néanmoins, cette partition de relative jeunesse, composée en 1910-1912 (elle sera révisée en 1930-1931), ne s’est pas vraiment libérée des traces de Glazounov dans l’Allegro et de Tchaïkovski dans le premier mouvement Adagio-Andante, bien soulignées par qui tient la vedette, tandis que , excellent également, a pour charge d’amoindrir l’écriture pesante dévolue au piano. Miaskovski maîtrise la forme et traite sa partition de manière symphonique.

, plus âgé d’une huitaine d’années, composa son unique Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur en 1901, composition que l’on est en droit de qualifier de remarquablement inspirée, conçue et rédigée à l’époque du Concerto pour piano n° 2. Philippe et Ducros en fournissent une vision adéquate et pénétrante, soulignant son climat romantique, rayonnant et lyrique. Brillamment jouée dans les parties rapides (Allegro) aux thèmes rythmés, élancés et aux éclats burinés et délicatement déclinée dans le Lento scherzando (deuxième mouvement) et l’Andante (troisième mouvement) aux mélodies angéliques, les deux artistes portent au plus haut cette musique, à juste titre considéré comme indépassable dans son registre.

De Rachmaninov nous sont proposées quelques pièces complémentaires dont le Prélude op. 3 n° 2, Lento, en do dièse mineur, de l’année 1892, un de ses morceaux les plus joués et les plus appréciés. L’interprète-compositeur ne pouvait pas ne pas la proposer à la fin de la plupart de ses concerts !

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