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Leonard Pennario chez RCA Victor enfin réédité

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Sergueï Rachmaninov (1873-1943) : Rhapsodie sur un thème de Paganini en la mineur pour piano et orchestre op. 43, Concerto pour piano et orchestre n° 1 en fa dièse mineur op. 1, Concerto pour piano et orchestre n° 4 en sol mineur op. 40 ; César Franck (1822-1890) : Variations symphoniques pour piano et orchestre, Quintette pour piano et cordes en fa mineur ; Henry Litolff (1818-1891) : Concerto symphonique n° 4 (extrait) ; Franz Liszt (1811-1886) : Concertos pour piano et orchestre ; Claude Debussy (1862-1918) : Préludes pour piano ; Robert Schumann (1810-1854) : Concerto pour piano et orchestre en la mineur op. 54 ; Richard Strauss (1864-1949) : Burleske pour piano et orchestre en ré mineur ; Felix Mendelssohn (1809-1847) : Sonate pour violoncelle et piano n° 2 en ré mineur op. 58, Trio pour piano, violon et violoncelle n° 2 en ut mineur op. 66 ; Anton Arenski (1861-1906) : Trio pour piano, violon et violoncelle n° 1 en ré mineur op. 32 ; Joaquín Turina (1882-1949) : Trio pour piano, violon et violoncelle n° 1 op. 35 ; Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Trio pour piano, violon et violoncelle n° 6 en mi bémol majeur op. 70 n° 2 ; Johannes Brahms (1833-1897) : Trio pour piano, violon et violoncelle n° 2 en ut majeur op.87 ; Anton Dvořák (1841-1904) : Trio pour piano, violon et violoncelle n° 3 en fa mineur op. 65 ; Leonard Pennario, piano ; orchestres, chefs et solistes divers. 12 CDs Sony Music 19075899272. Enregistré entre 1963 et 1966

 

PennarioLe pianiste (1924-2008), également champion de bridge, fut célèbre en son temps, surtout aux Etats-Unis, mais ses enregistrements n’ont pas été aussi bien ni souvent réédités en CD que ceux de ses contemporains américains : William Kapell, Eugen Istomin, Julius Katchen, Van Cliburn, Charles Rosen, sans parler des vétérans eux toujours bien vivants Byron Janis, Leon Fleisher et Gary Graffman. Cette parution dans la belle collection vintage de Sony est donc précieuse, nous rendant enfin l’intégralité de ses disques parus sous étiquette RCA Victor et gravés entre 1963 et 1966.

Au sein de ce legs contenant à la fois du répertoire pour piano seul, des concertos et de la musique de chambre, c’est ce dernier versant qui est le plus connu. eut en effet l’opportunité de jouer à plusieurs reprises en concert aux États-Unis à partir de 1961 et de graver quelques 33 tours avec des artistes très prestigieux, et , d’ailleurs plus tout jeunes à l’époque, des microsillons présentés par l’éditeur comme The Heifetz-Piatigorsky Concerts : on enregistre avant tout « deux vieilles gloires » avec un pianiste derrière, mais les disques s’écoutent toujours avec un intérêt certain. Également célèbres et déjà rééditées, les sonates pour violoncelle et piano (Mendelssohn, ) enregistrées avec Piatigorsky en 1965 et 1966.

La partie concertante est déjà parue en CD de manière éparse et surtout dans des collections « budget », mais mérite d’être réécoutée, en particulier de magnifiques Concertos n° 1 et n° 4 de Rachmaninov avec à la baguette, tout comme la Burleske de avec . Pennario trouve également un accompagnateur de choix en la personne d’ et ses Boston Pops dans la Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov, les Variations symphoniques de Franck, et le brillant et plaisant scherzo du Concerto symphonique n° 4 d’, programme qui inaugurait en 1963 la collaboration du pianiste américain avec RCA Victor.

Coté répertoire soliste, le contenu est inédit en CD et contient, outre les deux livres de Préludes de Debussy, de bonne tenue, deux disques irrésistibles de transcriptions, paraphrases, arrangements de sa main ( : Kaiser-Walzer op. 437), de celle de Rachmaninov (Mendelssohn, Kreisler), de Liszt (Gounod, Saint-Saëns), mais aussi La Valse de Ravel et les 3 Préludes de Gershwin ainsi qu’un tas de pièces brèves célèbres signées Dvořák (Humoresque op. 107 n° 1) Beethoven (Bagatelle WoO 59 Für Elise), Schubert (Moment Musical D 780 n° 3), et d’autres beaucoup moins connues (Anton Rubinstein : Romance op. 44 n° 1, Rachmaninov : Humoresque op. 10 n° 5, Polichinelle op. 3 n° 4).

Le pianiste fait montre à cette époque d’une belle aisance digitale, du chic, de l’élégance qui sied à ce répertoire mais heureusement pas au détriment de la musicalité : recommandé !

Pour compléter ce coffret, on cherchera chez MSR Classics la réédition en 2006 d’une série d’enregistrements réalisés antérieurement par Leonard Pennario pour Capitol Records (et couvrant la période 1950-1958).

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