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Décès d’Ivo Malec

 

Le compositeur et chef d’orchestre est décédé le 14 août 2019, apprend-on aujourd’hui.

Né à Zagreb le 30 mars 1925, il y reçoit, au Conservatoire, une solide formation de musicien et devient compositeur ; mais c’est la France qui le fait rêver, là où il pense pouvoir assouvir son désir d’élargir l’univers sonore trop académique dans lequel il évolue. Cette « quête des choses à entendre » qui l’habite, le mène, en 1955, au 37 rue de l’Université à Paris, l’adresse du Club d’Essai de la Radiotélévision française. C’est là que , depuis quelques années déjà, développe un nouvel art qu’il nomme Musique concrète : c’est la Révélation, l’« Orient » qui va désormais guider la pensée malécienne. s’installe alors à Paris en 1959 et intègre l’année suivante le tout nouveau Groupe de recherches musicales (GRM), sa nouvelle famille en matière de création, dont il devient membre permanent puis responsable de la production des concerts (« Le Cycle acousmatique ») durant près de vingt ans. Il est par ailleurs nommé professeur de composition instrumentale au CNSMD de Paris, formant de 1972 à 1990 toute une génération de compositeurs (, , , , Édith Canat de Chizy …) qui occupent aujourd’hui la scène internationale. Ses œuvres témoignent de cet aller/retour permanent entre l’écriture instrumentale et les techniques de studio, deux pratiques qu’Ivo Malec développe à part égale et bien souvent confronte au sein de la musique dite mixte dont il est le chantre incontesté.

Au sein d’un catalogue qui compte une bonne centaine de partitions et de nombreuses pièces mixtes et acousmatiques, citons Cantate pour elle, pour voix, harpe et bande (1966), Triola ou Symphonie pour moi-même (1977-1978), pour bande, Oral pour acteur et grand orchestre, Lumina pour 12 cordes et bande magnétique (1968), Dodecameron pour douze voix solistes (1970), Vox-Vocis, f. pour 3 voix et ensemble instrumental (1979), Attaca, concerto pour percussion et bande magnétique (1986), et l’une de ses dernières œuvres écrite en 2000, Arc-en-cello, concerto pour violoncelle créé à Nice avec Philippe Muller en soliste lors du Festival Manca. (MT)

 
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