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Les Bruckner de Blomstedt à Dresde du temps de la RDA

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Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonie n° 4 dite « Romantique » ; Symphonie n° 7. Orchestre de la Staatskapelle de Dresde ; direction : Herbert Blomstedt. 2 CD MDG. Enregistrés du 7 au 11 septembre octobre 1981 (Symphonie n° 4) et du 30 juin au 3 juillet 1980 (Symphonie n° 7) à Dresde, LukasKirche. Notice en anglais. Durée totale : 134:54

 

comme avant lui, Jochum, Wand ou Haitink, appartient a la lignée des grands brucknériens. La réédition de deux gravures des années 80 montre qu’il était déjà un interprète exceptionnel d’ et … que les prises de son Denon étaient fabuleuses. 

Bruckner_Herbert Blomstedt_Denon_MDGAvant de devenir, comme Günter Wand avant lui, un vieux sage de la direction d’orchestre et un brucknérien émérite auteur d’une intégrale de toute beauté avec le Gewandhaus de Lepizig (Querstand), avait gravé quelques gravures isolées pour Denon à Dresde et Decca à San Francisco. Ce sont les premières que MDG reprend sous sa propre étiquette. Le catalogue Denon se singularisait par son exceptionnelle qualité technique qu’on retrouve ici.

Captées dans la Lukaskirche de Dresde, les Symphonies n° 4 et n° 7 sonnent avec une plénitude rare et une amplitude dynamique exceptionnelle. Ces enregistrements ont aujourd’hui quarante ans, mais leur captation reste d’une perfection absolue. Et l’orchestre, à l’époque fleuron de la RDA. avec celui du Gewandhaus de Leipzig justement (dont Blomstedt, fait exceptionnel, deviendra plus tard également le chef titulaire) est purement magnifique sous la baguette dynamique, puissante et constamment inspirée de Blomstedt. En particulier le cor solo de Peter Damm, qui ouvre la Symphonie n° 4, relève de la magie pure. Les tempos n’ont guère variés entre ces gravures et celles de Leipzig mais témoignent d’un équilibre olympien, ni précipités ni très lents, portés par une intensité vibrante, notamment dans une « romantique » enthousiasmante. On notera que Blomstedt, peu soucieux d’effet, ne retient pas le célèbre et très controversé coup de cymbales dans l’adagio de la Septième, ce qui reflète l’intériorité de sa conception. Mais entre la splendeur de Karl Böhm à Vienne (Decca et DG) et la démesure de Celibidache (Warner), ces gravures rayonnantes méritent de trouver une place de choix dans toute discothèque si l’on hésite devant l’imposant coffret de l’intégrale Querstand.

On espère désormais que MDG rééditera d’autres perles du catalogue Denon, à commencer par les très remarqués Mahler d’Eliahu Inbal.

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Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonie n° 4 dite « Romantique » ; Symphonie n° 7. Orchestre de la Staatskapelle de Dresde ; direction : Herbert Blomstedt. 2 CD MDG. Enregistrés du 7 au 11 septembre octobre 1981 (Symphonie n° 4) et du 30 juin au 3 juillet 1980 (Symphonie n° 7) à Dresde, LukasKirche. Notice en anglais. Durée totale : 134:54

 
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