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De Dresde à Vienne, Bruckner au cœur du répertoire symphonique de Christian Thielemann

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Anton Bruckner (1824-1896) : les neuf Symphonies. Hugo Wolf (1860-1903) : Verborenheit ; Er ist’s ; Elfenlied ; Anakreons Grab ; Mignon. Richard Strauss (1864-1949) : Befreit. Renée Fleming, soprano ; Orchestre de la Staatskapelle de Dresde, direction : Christian Thielemann. 1 coffret 9 Blu-ray C Major. Enregistrés le 6 septembre 2017 à la Philharmonie de Munich, le 6 février 2019 à l’Elbphilharmonie, les 2 et 3 septembre 2016 à Munich, le 25 mai 2015 à Baden Baden, les 8 et 9 juillet 2013 au Semper Oper de Dresde, les 13 et 14 septembre 2015 à Dresde, en 2012 (date non précisée) à Dresde, le 10 juin 2012 à Dresde, le 24 mai 2015 à Baden Baden. Notice trilingue (anglais, allemand, français). Durée totale : 11 heures 14 minutes

Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonie n° 3, version de 1877. Orchestre philharmonique de Vienne, direction : Christian Thielemann. 1 CD Sony Classical. Enregistré les 27 et 29 novembre 2020 à Vienne, Musikverein. Notice bilingue (allemand, anglais). Durée : 61:13

 

En signant pour Sony Classical l’enregistrement des onze symphonies de Bruckner avec les Wiener Philharmoniker, cycle qui doit être achevé en 2024, année du bicentenaire de la naissance du compositeur, entre dans le cercle très fermé des chefs ayant gravé deux fois cet ensemble. Il vient en effet à peine d’achever une captation vidéo des neuf symphonies avec « sa » Staatskapelle de Dresde. 

Thielemann s’est fait le héros des symphonies de Bruckner au concert et au disque. Nommé à la tête de la Staatskapelle de Dresde en 2012, Thielemann a alors dirigé les neuf symphonies du maître de Saint Florian, ouvrant chaque saison avec l’une d’elles. C Major réédite en un coffret monumental au format Blu-Ray ces symphonies gravées entre 2012 et 2019, dans plusieurs grandes salles allemandes : le SemperOper de Dresde bien sûr mais aussi les philharmonies de Munich, de Hambourg et le Festspielhaus de Baden-Baden.

Ces interprétations montrent l’osmose poussée entre le chef berlinois et ses musiciens saxons. Elle confère à leur interprétation, toujours d’une clarté architecturale parfaite, une émotion de plus en plus prenante, qu’on ne trouvait pas encore dans les gravures précédentes, plus monolithiques, effectuées lors de son passage à Munich. Thielemann se laisse aller à une souplesse visible dans sa gestique qui illumine le cycle majeur d’une lumière solaire. Utilisant les partitions les plus fréquemment retenues, Thielemann adopte généralement des tempos modérés mais loin des lenteurs légendaires de Celibidache. Les prises de vue très conventionnelles permettent cependant de mesurer la concentration de tous les instants, mais aussi la complicité du chef avec ses musiciens. Cet ensemble apollinien prend place en vidéo à côté de la gravure de son successeur à Munich, Valery Gergiev, réalisée dans le cadre historique de Saint Florian.

Depuis la fin de ce cycle, Thielemann, qui quittera Dresde en 2024, a entrepris un deuxième cycle intégral, plus que le précédent puisque les deux symphonies d’étude sont prévues avec la Philharmonie de Vienne, orchestre brucknérien par excellence mais qui n’a jamais, paradoxalement, enregistré toutes les symphonies de Bruckner avec un seul chef.

Récemment, la Huitième, issue d’un concert d’octobre 2019, séduisait plus par sa grandeur orchestrale que par la nouveauté de sa vision. Que dire dès lors de la Symphonie n° 3 qui paraît aujourd’hui sous l’étiquette Sony Classical ? Entre septembre 2016 (Dresde) et novembre 2020 (Vienne), la vision du chef n’a guère évolué : dans les mêmes tempos à la minute près mouvement par mouvement, le choix de l’édition reste inchangé alors que la variété des versions de l’œuvre aurait permis un autre éclairage. Seule la couleur de l’orchestre varie, sans pour autant que l’une des deux phalanges ne prenne le dessus sur l’autre. Dès lors, cette nouvelle intégrale ne s’impose pas avec la force de l’évidence.

Signalons enfin que le coffret C Major ne mentionne même pas la présence de cinq lieder de Wolf et d’un de Strauss, magnifiquement chantés par en prélude à la Symphonie n° 7, appréciable bonus de grand luxe.

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Anton Bruckner (1824-1896) : les neuf Symphonies. Hugo Wolf (1860-1903) : Verborenheit ; Er ist’s ; Elfenlied ; Anakreons Grab ; Mignon. Richard Strauss (1864-1949) : Befreit. Renée Fleming, soprano ; Orchestre de la Staatskapelle de Dresde, direction : Christian Thielemann. 1 coffret 9 Blu-ray C Major. Enregistrés le 6 septembre 2017 à la Philharmonie de Munich, le 6 février 2019 à l’Elbphilharmonie, les 2 et 3 septembre 2016 à Munich, le 25 mai 2015 à Baden Baden, les 8 et 9 juillet 2013 au Semper Oper de Dresde, les 13 et 14 septembre 2015 à Dresde, en 2012 (date non précisée) à Dresde, le 10 juin 2012 à Dresde, le 24 mai 2015 à Baden Baden. Notice trilingue (anglais, allemand, français). Durée totale : 11 heures 14 minutes

Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonie n° 3, version de 1877. Orchestre philharmonique de Vienne, direction : Christian Thielemann. 1 CD Sony Classical. Enregistré les 27 et 29 novembre 2020 à Vienne, Musikverein. Notice bilingue (allemand, anglais). Durée : 61:13

 
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