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Décès du pianiste Nicholas Angelich

 

L’un des pianistes les plus brillants de sa génération, , est décédé ce 18 avril à l’âge de 51 ans.

Né à Cincinnati en 1970, débute le piano à 5 ans puis se forme en France. Il entre à 13 ans au Conservatoire National Supérieur de Paris, il étudie avec Aldo Ciccolini, Yvonne Loriod, Michel Beroff. En 1989, il remporte le deuxième Prix du Concours International Robert Casadesus à Cleveland, puis le 1er Prix du Concours International Gina Bachauer en 1994 ainsi que le prix des jeunes talents du festival de piano de la Ruhr en 2002. Grand interprète du répertoire classique et romantique, Nicholas Angelich a joué avec toutes les grandes formations et de nombreux chefs. Pianiste au jeu d’une grande finesse, sensible et profond, il s’est produit en récital et musique de chambre dans les plus grandes salles et festivals prestigieux. Il est l’auteur d’une abondante discographie : Schumann, Rachmaninov (Harmonia Mundi), Les Années de Pèlerinage de Liszt, Beethoven (Mirare), les sonates de Brahms, Prokoviev (Erato)

Nicholas Angelich… Trois impressions :

La douceur. Voilà la première impression qui frappe le spectateur lorsqu’il voit Nicholas Angelich s’avancer sur scène. Qu’il joue Bach, Brahms, Liszt, Prokofiev ou bien le Concerto Different Spaces de Baptiste Trotignon, son jeu est d’abord attentif à l’instrument, à ne jamais le contraindre. Il cherche à dialoguer avec lui et à approfondir une narration dans une plastique à la fois épurée et d’une élégance naturelle.

La clarté. La seconde impression jaillit devant un musicien qui ne pense plus lorsqu’il est sur scène : il a pensé. Son jeu impressionne par le sentiment de sécurité, de domination de la partition. Il en maîtrise tous les paramètres en termes de dynamique, de couleurs, et plus encore d’architecture. L’échelle de gradation du toucher et des expressions paraît sans limite.

La générosité. La troisième impression est celle que l’on éprouve devant les grands artistes lorsqu’ils pratiquent le « lâcher-prise ». Ils s’approprient tout d’abord l’œuvre ou, plus exactement, ils tentent de remonter à la source de l’écriture. C’est le cas de Nicholas Angelich. L’interprète se fond alors dans la musique, dans la souplesse d’un grand corps qui émeut par son envie de transmettre le Beau.

Que l’on ne compte pas sur nous pour que ce texte soit écrit autrement qu’au présent de l’indicatif. (SF)

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