Décès du chef d’orchestre Antonino Fogliani à 50 ans
Le chef d’orchestre italien Antonino Fogliani est décédé à l’âge de 50 ans, emporté par un cancer. Après ses débuts au Festival Rossini de Pesaro en 2001, il a défendu essentiellement l’opéra italien des XIXe et XXe siècles, directeur musical du festival Rossini à Wildbad depuis 2011 et chef principal invité de l’opéra de Düsseldorf depuis 2017. Cet été encore il était attendu au Festival Puccini de Torre del Lago, pour Madama Butterfly et La bohème. Il avait publié le 1er juillet sur les réseaux sociaux les photos de son cinquantième anniversaire entouré de sa famille dans une ambiance chaleureuse, et assuré les premières répétitions de Madame Butterfly, mais sans pouvoir malheureusement en assurer les représentations.
Salué dans nos colonnes dès 2003 pour sa « direction enlevée, précise et chatoyante, digne du meilleur Rossini » dans un Comte Ory donné à l’Opéra-Comique à Paris, nous saluions en avril dernier à Genève sa capacité à donner à Madama Butterfly un souffle symphonique. « Musicalité exacerbée » (à Genève dans la Cenerentola), « ivresse musicale » (à Dijon dans Le Barbier de Séville), « champagne » (à Toulouse dans l’Italienne à Alger), le jeu du chef se caractérisait par un « lyrisme animé d’une grande profondeur » (pour Fedora à Genève en 2024).
Il laisse derrière lui son épouse Angelica Giannotto Fogliani et leur fils Lorenzo.

Crédit photographique : © Константин Павленкo (site officiel de l’artiste)












Bel incontro a Lille per Madame Butterlfy. 2015. Io violinista dell’orchestra National de Lille e lui direttore messinese. Tutti e due accomunati dalla Sicilia. Soltanto dai genitori, per me, lui siciliano doc. Esperienze di vita, un po’ di Puccini (utilizzazione dei richiami d’uccelli, passione della caccia di Puccini) insomma una bella comunanza italiana. Quanto al carattere e temperamento, si sono ben fatti sentire durante il suo passaggio, non tutte le falangi dell’orchestra erano di suo gradimento. Ma la passione per la musica è stata il lascito che mi è rimasto. Grazie. Filippo.
Une belle rencontre à Lille autour de Madame Butterfly. 2015. Moi, violoniste de l’Orchestre national de Lille, et lui, chef d’orchestre originaire de Messine. Tous deux liés par la Sicile. Par mes parents seulement, dans mon cas ; lui, c’est un Sicilien pur souche. Des expériences de vie, un peu de Puccini (l’utilisation des appeaux d’oiseaux, la passion de Puccini pour la chasse)… Bref, une belle communion italienne. Quant au caractère et au tempérament, ils se sont bien fait sentir pendant son passage ; toutes les sections de l’orchestre n’étaient pas à son goût. Mais la passion pour la musique est l’héritage qui m’est resté. Merci. Filippo.
Je l’ai écouté à Genève diriger Aida, La Cenerentola, Turandot, Nabucco, Fedora et Madame Butterfly. Toutes des lectures admirables d’équilibre, de beauté et d’intelligence musicale. C’était un grand. C’est une grande perte pour la musique. Je suis dans la peine et je pense à son épouse et à son fils.