Thierry Malandain appelé à présider l’Académie des beaux-arts en 2028
Thierry Malandain deviendra vice-président de l’Académie des beaux-arts en janvier 2027, avant d’en prendre la présidence en 2028. L’annonce a été faite à Biarritz, lors d’une séance exceptionnellement délocalisée de l’institution, organisée à l’occasion du festival Le Temps d’Aimer la Danse.
Pour la septième fois seulement depuis 1816, l’Académie des beaux-arts a tenu l’une de ses séances hors de Paris, en présence d’une quarantaine d’académiciens ayant fait spécialement le déplacement. Réunis au Casino de Biarritz, ses membres ont ainsi souhaité saluer Thierry Malandain « dans sa terre d’adoption », selon les mots du secrétaire perpétuel Laurent Petitgirard, et mettre à l’honneur la danse, à l’occasion du festival Le Temps d’Aimer la Danse, dont le chorégraphe est le directeur artistique, parallèlement à la direction du CCN Malandain Ballet Biarritz.
Thierry Malandain, élu en 2019 dans la nouvelle section de chorégraphie de l’Académie, aux côtés de Blanca Li, Angelin Preljocaj et Carolyn Carlson, accédera à la vice-présidence de l’institution en janvier 2027, puis à sa présidence en 2028 où il pourra ainsi jouer pendant deux ans un rôle majeur au sein de l’Académie en faveur de la création artistique. Des projets bienvenus alors qu’il quittera à la fin de l’année la direction du CCN Malandain Ballet Biarritz.
Laurent Petitgirard a également annoncé que Jean-Claude Gallotta recevra en janvier 2027 le Grand Prix de l’Académie des beaux-arts en chorégraphie. Doté de 30 000 euros, le prix fonctionne selon un principe de transmission : le chorégraphe distingué désignera trois jeunes artistes, qui recevront chacun 10 000 euros. Une manière pour l’Académie de saluer une carrière tout en transformant cette distinction en soutien direct à la jeune création.
L’Académie poursuit par ailleurs son engagement envers les nouvelles générations de chorégraphes, notamment à travers l’accueil annuel de deux artistes en résidence, avec atelier et logement, à la Cité internationale des arts.
Une communication de Laure Guilbert, membre correspondante de la section de chorégraphie à l’Académie des Beaux-arts a complété la séance. Extraite des recherches issues de sa thèse de doctorat, sa conférence s’intitulait « Danser dans les ghettos et les camps. Le mouvement sous contrainte (1933-1945) ». (DG)
















