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Les désirs assouvis de Wim Wandekeybus à La Villette

Danse , La Scène, Spectacles Danse

Paris. Grande Halle de la Villette, dans le cadre de la programmation Hors les murs du Théâtre de la Ville. 28/VI/17. Wim Wandekeybus : In Spite of Wishing and Wanting, création 1999, reprise 2016. Mise en scène, chorégraphie, scénographie : Wim Vandekeybus. Musique originale et soundscape : David Byrne. «Fuzzy Freaky» Remix : DJ Food. Assistants chorégraphie : Iñaki Azpillaga, German Jauregui. Styling : Isabelle Lhoas. Lumière : Francis Gahide, Davy Deschepper. Son : Bram Moriau. Plateau : Tom de With. Interprété par : Rob Hayden, Eddie Oroyan, Yassin Mrabtifi, Guilhem Chatir, Grégoire Malandain, Luke Jessop, Flavio D’Andrea, Knut Vikström Precht, Cheng-An Wu, Baldo Ruiz, Giovanni Scarcella.

reprend l’une de ses pièces fétiches, In Spite of Wishing and Wanting, avec douze nouveaux interprètes. La version originale de 1999 est augmentée d’un court-métrage signé du chorégraphe et d’une toute nouvelle composition musicale de .

Un ballet exclusivement masculin. C’est ainsi que In Spite of Wishing and Wanting fut reçu lors de sa création en 1999. Alternant théâtre et parties dansées, la pièce saisit par son énergie brute. Si les séquences théâtrales semblent aujourd’hui plus faibles, tournant autour du désir et du rêve, les séquences dansées sont toujours aussi efficaces.
Danse énergique et brute de décoffrage, utilisant sauts, roulades, tours et portés, In Spite of Wishing and Wanting a révélé lors de sa création, deux ans après What the Body Does not Remember, une nouvelle façon de bouger pour les danseurs, libérés du carcan et du beau pour une approche plus physique. D’autres séquences au sol sont inspirées de la break dance, avec un découpage intense et concentré. C’est un vrai bonheur de voir ces danseurs s’empoigner, s’entrechoquer, tournoyer, drapés dans de longues jupes dorées ou vêtus de liquettes.

Wim Vandekeybus�DannyWillems15DW3281Long de près de deux heures, ce songe masculin d’une nuit d’été comporte quelques scènes extraordinairement baroques, comme l’exploration par les danseurs de leurs dentitions respectives, à l’aide de lampes de poches, ou la nuée de plumes qui recouvre soudainement le plateau. Nocturne et baroque, le court-métrage en deux parties qui est projeté pendant le spectacle l’est aussi. Avec ses personnages de fous du roi et de gourou italien, il s’inspire à la fois de Fellini et de Pasolini. C’est un contrepoint excentrique à la pièce qui se déroule sur le plateau.

Photos : © Dany Willems

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