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Damrau, Camarena, Tézier : superbe distribution pour I Puritani

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Vincenzo Bellini (1801-1835) : I Puritani, opéra en 3 actes sur un livret de Carlo Pepoli. Mise en scène : Emilio Sagi. Décors : Daniel Blanco. Costumes : Peppispoo. Lumières : Eduardo Bravo. Avec : Miklós Sebestyén, Lord Gualtiero Valton ; Nicolas Testé, Sir Giorgio Valton ; Javier Camarena, Lord Arturo Talbo ; Ludovic Tézier, Sir Riccardo Forth ; Antonio Lozano, Sir Bruno Robertson ; Annalisa Stroppa, Enrichetta di Francia ; Diana Damrau, Elvira. Choeur et orchestre du Teatro Real de Madrid, direction : Evelino Pidò. Réalisation : Jérémie Cuvillier. Filmé en juillet 2017 au Teatro Real de Madrid. 2 DVD BelAir classiques. Sous-titrage en français, anglais, allemand, espagnol, italien, coréen et japonais. Durée : 3h01

 

bac142-cover-i-puritanirectoBellini à Madrid : une distribution des plus remarquables, marquée par ,  et , sauve une mise en scène sans relief.

Il est vrai, mettre en scène I Puritani de Bellini relève d’une gageure. Si la musique est sublime, l’action se développe bien lentement et les airs, souvent très longs, sont difficiles à « meubler ». Que faire, par exemple, du duo entre Giorgio et Elvira où rien ne se passe, mais qui dure tout de même dix minutes ?  y échoue comme bien d’autres avant lui. Sa mise en scène vaguement historisante, enregistrée en juillet 2016 à Madrid, joue la carte de l’épuration. La piste de sable omniprésente pendant trois longs actes, finit vite par lasser. Quelques chaises par-ci, quelques lustres par-là, voilà pour les décors, alors que la direction d’acteurs se limite au strict minimum.

Ainsi, seule , superbe actrice, parvient à créer un personnage crédible. Vocalement aussi, la soprano allemande est en bonne forme. Si quelques suraigus trahissent désormais l’effort, l’opulence de son médium, la beauté de ses sons filés et la précision de ses vocalises forcent l’admiration. Sans parler d’une expressivité toujours au service de la musique. A ses côtés, campe un excellent Arturo. Attaquant ses contre- avec une facilité déconcertante, il nous enchante également avec de sublimes demi-teintes. Seules quelques attaques par en-dessous peuvent agacer les puristes. déploie son timbre magnifique dans les longues lignes de Riccardo. Et si certaines vocalises manquent de netteté, il nous gratifie de plusieurs aigus lumineux. Un peu en retrait, Nicolas Testé fait preuve d’un legato exemplaire, mais son registre grave manque de rondeur et d’assise. Parmi les personnages secondaires, signalons le mezzo prometteur d’ en Enrichetta dont on regrette ici la brièveté du rôle.

A la baguette, Evelino Pidò confirme son statut d’éminent belcantiste mariant énergie et souplesse, raffinement et sens du juste tempo.

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