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Intégrale Beniamino Gigli, volume 11

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Francesco Cilea (1866-1950) : L’Arlesiana. Giacomo Puccini (1858-1924) : Manon Lescaut. Pietro Mascagni (1863-1945) : Lodoletta, Isabeau. Umberto Giordano (1867-1948) : Andrea Chenier. Giuseppe Verdi (1813-1901) : La Forza del destino. Georges Bizet (1838-1875) : Carmen. Ruggiero Leoncavallo (1858-1919) : I Pagliacci. Karl Millöcker (1842-1899) : der Feldprediger. Chansons populaires. Beniamino Gigli, ténor. Orchestres et chefs divers. 1 CD Naxos 8. 110272. Enregistré entre 1941 et 1943. ADD. Notice en anglais. Durée 76’51.

 

La firme Naxos publie le onzième volume de la collection consacrée aux enregistrements de ne faisant pas partie d’intégrales.

Nous en arrivons aux années de guerre (1941-1943) durant lesquelles les prestations du ténor se trouvaient principalement confinées en Italie, années qu’il qualifie dans ses mémoires de « six ans d’immobilité et de relatif isolement ».

On trouve un peu de tout dans les pièces présentées : le lamento de Federico de l’Arlesiana de Cilea, morceau de bravoure obligée de tout ténor qui se respecte, parfois rebaptisée par des mélomanes ironiques « l’histoire du castor solitaire », qu’il travailla avec le compositeur lui-même. L’interprétation est plus lente que ce qui se fait maintenant, retenue, d’une voix très mixée, un régal de douleur contenue. Des tubes du répertoire de l’époque, devenus des raretés de nos jours, faute de voix pouvant les servir : Andrea Chenier de Giordano, Manon Lescaut de Puccini, Isabeau de Mascagni, et cette Lodoletta du même compositeur dont il participa à la création. Et aussi, Alvaro dans La Forza del destino de Verdi, d’une facilité qui fait se demander amèrement quel ténor actuel est en mesure d’assumer le rôle, ne serait-ce que convenablement, et dont on disait qu’il était trop lourd pour lui, un don José en italien et en duo avec sa fille Rina, preuve qu’hélas le talent n’est pas héréditaire, le prologue de Paillasse, écrit pour baryton, un extrait en italien, toujours, d’une opérette de Millöcker, der Feldprediger (le Prédicateur militaire) enregistré pendant qu’il tournait à Berlin certains films sentimentaux qui lui valurent après la libération une mise à l’index pendant quelques temps, et pour faire bonne mesure une dizaine de chanson populaire dont l’intérêt musical varie de l’inutilité la plus totale au kitsch carrément gratiné.

fut considéré par ses contemporains comme le successeur de Caruso, et il est vrai que cette voix, éteinte depuis quarante-huit ans, fait encore rêver. Le timbre est séduisant, la technique parfaite, et le style à peine daté : pas ou peu de transports et de sanglots dont on nous a appris qu’ils caractérisaient les ténors de l’époque, baptisés « véristes » avec tout le mépris possible, tout au plus quelques ruptures dans la ligne, pour « faire vrai », mais en réalité, une véritable leçon de chant.

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Francesco Cilea (1866-1950) : L’Arlesiana. Giacomo Puccini (1858-1924) : Manon Lescaut. Pietro Mascagni (1863-1945) : Lodoletta, Isabeau. Umberto Giordano (1867-1948) : Andrea Chenier. Giuseppe Verdi (1813-1901) : La Forza del destino. Georges Bizet (1838-1875) : Carmen. Ruggiero Leoncavallo (1858-1919) : I Pagliacci. Karl Millöcker (1842-1899) : der Feldprediger. Chansons populaires. Beniamino Gigli, ténor. Orchestres et chefs divers. 1 CD Naxos 8. 110272. Enregistré entre 1941 et 1943. ADD. Notice en anglais. Durée 76’51.

 
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