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Das Rheingold version Hartmut Haenchen, la contre attaque

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Richard Wagner (1813-1883), Das Rheingold. Mise en scène : Pierre Audi ; décors : George Tsypin ; costumes : Eiko Ishioka ; lumières : Wolfgang Göbbel ; dramaturgie : Klaus Bertisch. Avec : John Bröcheler, Wotan ; Jürgen Freier, Donner ; Albert Bonnema, Froh ; Chris Merritt, Loge ; Henk Smit, Alberich ; Graham Clark, Mime ; Peter Mikulas, Fasolt ; Carsten Stabell, Fafner ; Reinhild Runkel, Fricka ; Carola Höhn, Freia ; Anne Gjevang, Erda ; Gabriele Fontana, Woglinde ; Hanna Schaer, Wellgunde ; Catherine Keen, Flosshilde. Residentie Orkest Den Haag, direction : Hartmut Haenchen. 2DVD Opus Arte. Référence OA 0946 D. Enregistré au Muziektheater d’Amsterdam en 1999. Sous titrages en anglais, français, allemand, espagnol, italien, néerlandais et japonais. DVD toutes régions. Format image 16/9. Format audio : LPCM. Durée : 206’00. Bonus : galerie de photo et documentaire « The Forting of the Ring ». Notice de présentation en anglais, français et allemand

 

Les Rings se suivent en DVD : après les rééditions des différents cycles légendaires : Chéreau (DGG) et Kupfer (Warner et Opus Arte), il faut compter avec la diffusion progressive de l’Anneau du Nibelung de l’opéra d’Amsterdam. La reprise de cette production de Das Rheingold au printemps 2005 (lire ici l’article) nous avait fait très forte impression. L’approche du metteur en scène et intendant de l’opéra amstellodamois porte toute son attention sur la dimension épique à travers la lisibilité du propos qu’il concentre sur les thèmes de l’amour et du pouvoir. Cette vision est aidée par un décor renforcé d’effets spéciaux high-tech et par des costumes librement stylisés de la Grèce antique. On pouvait craindre que le passage au format film « ridiculise » un peu cette approche au premier degré. Pourtant, ce spectacle sort renforcé de cette épreuve. La production alterne, avec tact, les vues d’ensembles et les gros plans et l’on peut se régaler de la qualité de la direction d’acteurs et de certains détails des costumes.

La direction de reste l’autre gros point fort de cet opéra. Le chef d’orchestre s’est appuyé sur une nouvelle édition du Ring et sur les remarques de Wagner par rapport aux différentes interprétations. Il en résulte un Wagner décapé et étincelant. L’orchestre, mené assez rapidement, sonne vif alors que les dynamiques s’avèrent savamment dosée. Placé au centre du dispositif scénique, dans une fosse surélevée le Residentie Orkest de La Haye se sort avec brio d’une telle partition.

La distribution est dans l’ensemble solide avec quelques grandes caractérisations. La principale réserve vient du Wotan de . Ce bon professionnel livre une prestation convenable mais à laquelle il manque le charisme scénique et vocal d’un . Bien qu’un peu court en voix, Henk Smit est un Alberich volubile et engagé. On peut en dire autant du Loge de et du Mime de Graham Clarck, deux fidèles de cette production batave. Format vocal imposant, Reinhild Rundel est une Fricka au vibrato un peu trop encombrant alors que Carola Höhn campe une Freia au timbre lumineux. Les deux géants sont biens servis par Peter Mikulas et Carsten Stabell. Il faut également saluer le trio de filles du Rhin qui réussit l’exploit de s’ébrouer en chantant sur un plan particulièrement incliné.

En bonus, outre une jolie galerie de photos, il faut saluer le documentaire « The Forging of the Ring » qui nous plonge au cœur de la production. On peut apprécier les explications pertinentes du chef d’orchestre et du metteur en scène, mais le gros point fort de ce supplément réside dans la parole donnée aux chanteurs et aux musiciens qui s’expriment librement, et sur un ton souvent irrévérencieux.

En conclusion, une équipe musicale solide et une mise en scène moderne mais soucieuse du livret sont deux sérieux avantages pour un cycle dont on espère la suite.

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Richard Wagner (1813-1883), Das Rheingold. Mise en scène : Pierre Audi ; décors : George Tsypin ; costumes : Eiko Ishioka ; lumières : Wolfgang Göbbel ; dramaturgie : Klaus Bertisch. Avec : John Bröcheler, Wotan ; Jürgen Freier, Donner ; Albert Bonnema, Froh ; Chris Merritt, Loge ; Henk Smit, Alberich ; Graham Clark, Mime ; Peter Mikulas, Fasolt ; Carsten Stabell, Fafner ; Reinhild Runkel, Fricka ; Carola Höhn, Freia ; Anne Gjevang, Erda ; Gabriele Fontana, Woglinde ; Hanna Schaer, Wellgunde ; Catherine Keen, Flosshilde. Residentie Orkest Den Haag, direction : Hartmut Haenchen. 2DVD Opus Arte. Référence OA 0946 D. Enregistré au Muziektheater d’Amsterdam en 1999. Sous titrages en anglais, français, allemand, espagnol, italien, néerlandais et japonais. DVD toutes régions. Format image 16/9. Format audio : LPCM. Durée : 206’00. Bonus : galerie de photo et documentaire « The Forting of the Ring ». Notice de présentation en anglais, français et allemand

 
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