Messe en ut mineur de W.A.Mozart

Festivals, La Scène, Musique d'ensemble

Saint Denis. Basilique. 30/06/2006. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concerto pour clarinette et orchestre en la majeur K622 ; Messe en ut mineur K427. Amel Brahim Djelloul, soprano ; Stéphanie d’Oustrac, mezzo-soprano ; Sébastien Droy, ténor ; Denis Sedov, basse ; Paul Meyer, clarinette. Estonian Philharmonic Chamber Choir (chef de chœur : Paul Hillier), Ensemble Orchestral de Paris, direction : John Nelson.

Festival de Saint Denis

Avec ce Concerto pour clarinette et orchestre et cette Messe en ut mineur se clôt le Festival de Saint Denis. Le cru 2006 aura été excellent, témoignant de la vitalité et de l’exigence de qualité qui animent les organisateurs.

Pour ce dernier concert, la basilique royale a résonné de voix jeunes, vibrantes et passionnées grâce au divin Mozart qui fait chanter si merveilleusement les instruments et les humains, portant l’état de grâce au plus haut des cieux.

Le Concerto pour clarinette et orchestre en la majeur, pièce maîtresse du répertoire pour clarinette, composée semble-t-il pour son ami le clarinettiste Anton Stadler, a été magistralement interprétée par qui tire de son instrument des sonorités mœlleuses, tendres quand il le faut, émouvantes, intenses mais toujours limpides et lumineuses. Et sa palette de couleurs est un enchantement. joue avec une sobriété et une virtuosité élégantes donnant ainsi à l’œuvre toute sa brillance, son humanité et sa grandeur.

Inachevée, la Messe en ut a été composée en 1783. On devine dans cette œuvre grandiose et poignante les prémices du Requiem. On entre dans le sacré le plus pur par l’intensité, l’ampleur baroque, la profondeur d’âme. Cri d’espérance en Dieu, cri d’amour face à l’éternité. Mais aussi, messe d’amour dédiée à Constance et à leur prochain mariage. Le « Et incarnatus est » est l’une des plus belles pages pour soprano qui soient.

Pour cette Messe, le festival avait choisi un quatuor de jeunes et brillants chanteurs. Humains, passionnés, généreux et talentueux, ces valeurs montantes et sûres ont mis le public à leurs pieds. Il y avait la jeune soprano Amel Brahim Djelloul remarquée par son Valetto rappeur et un brin provocateur ainsi que pour l’Amour dans le Couronnement de Poppée de David Mc Vicar, le ténor , Révélation lyrique de l’Adami, , basse envoûtante, et enfin la brillantissime mezzo Stéphanie d’Oustrac qui nous emporte vers des sommets d’émotion et de grandeur vocale.

et l’ ont été exemplaires de clarté, d’émotion et de grandeur spirituelle restituant avec beaucoup d’authenticité et de vérité le souffle lyrique et la luxuriance romantique de la Messe en ut. Ils étaient aidés en cela par un chœur exceptionnel d’équilibre et d’amplitude vocale : le Chœur Philharmonique Estonien, véritable coup de frais, venu tout droit de la Baltique.

Crédit photographique : © DR

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