Bannière-Web-ResMusica-728x90

Will Todd, beautés du jazz liturgique

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Will Todd (né en 1970) : Mass in Blue op. 28 ; Christus est stella ; The Christ-Child ; Ave verum corpus ; None other Lamb ; The Rose ; Lead me Lord ; Lighting the way ; Every stone shall cry. Will Todd, piano ; Bethany Halliday, soprano ; Vasari Singers, direction : Jeremy Backhouse. 1 CD Signum Classics SIGCD083. Enregistré en Angleterre les 25 & 26 février 2006. Notice en anglais. Durée : 64’19’’.

 

La composition Mass in Blue (qui sert également de titre pour l’album) occupe quelque chose comme la moitié du CD, composition à laquelle font suite huit autres courtes compositions.

Mass in Blue (jazz mass), œuvre donnée en premier au Cambridge Corn Exchange en 2003, avec au piano et son épouse Bethany Halliday au chant solo, est une composition énigmatique pourrait-on dire… La collaboration d’une formation jazz avec une chorale classique. Plus exactement ici, il est donné d’entendre un jazz souple, ample, sans accrocs, une sorte de « cool jazz » frôlant parfois un blues resté mélodieux car sans accents doux-amers. Il nous est donné d’entendre au total donc un jazz enjoué gentiment sirupeux – on pourrait évoquer le Gershwin de Rhapsody in blue – en accompagnement d’une chorale classique, aux tonalités certes christiques mais, comment dire cela, si ondoyantes, si chatoyantes, qu’on s’approcherait presque d’un gospel. Pas non plus réminiscence ici d’un negro-spiritual comme chant de larmes et de sueur, de lutte et d’espoirs, mais un chant libéré, lumineux, expression de la joie.

Cette œuvre Mass in Blue est curieuse et étonnante… Quasi « détonnante » avec les deux dernières plages 5 et 6, Benedictus et Agnus Dei ; mais nulle détonation se fait entendre ! L’œuvre toute entière ne se place-elle pas directement sous le signe d’une jubilation sereine invitant à une relaxation méditative ?

Ce que ne démentent pas les compositions complétant cet album de « jazz liturgique », avec quelques autres beautés à découvrir, notamment les plages 9 (Ave verum corpus) et 12 (Lead me Lord avec la contribution de Fiona McWilliams en qualité de soprano solo). Une détente musicale très agréable !

Banniere-ClefsResmu-ok

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.