Jean-François Balmer et le Quatuor Ludwig : une aventure humaine

La Scène, Spectacles divers

Paris. Théâtre de la Madeleine. 28-III-2007. Spectacle musical d’après La Comédie Humaine d’Honoré de Balzac (1799-1850) sur des extraits des Quatuors à cordes de Ludwig Van Beethoven (1770-1827). Mise en scène et adaptation : Françoise Petit. Lumières : Hervé Gary. Jean-François Balmer. Récitant ; Quatuor Ludwig : Jean-Philippe Audoli : violon 1 ; Elenid Owen : violon 2 ; Padrig Faure : alto ; Anne Copery : violoncelle.

Balzac – Beethoven

« Deux des plus grands héros de la littérature et de la musique, deux œuvres monumentales, deux destins passionnants où Vie et Art se confondent, deux volontés proprement héroïques, deux raisons de vivre vers un objectif unique : la création artistique ». Ainsi se présente ce spectacle musical, entre théâtre, littérature et musique de chambre. Le Talisman est la seconde collaboration du metteur en scène Françoise Petit et de l’acteur  : après Journaux Intimes ou Baudelaire dit par Balmer, Françoise Petit tente le tour de force d’unir en une même représentation des textes issus de La Comédie Humaine, chef d’œuvre d’Honoré de Balzac, avec des extraits des Quatuors à cordes de Beethoven.

Textes et quatuors tantôt s’alternent, tantôt se superposent, sans que jamais les uns écrasent les autres ; bien au contraire, ils se soutiennent et se renforcent, gardant toujours éveillée l’attention des spectateurs. Peu de décors pour ce spectacle hybride, mais de forts beaux costumes romantiques évoquant un salon du XIXe siècle, et un savant jeu de lumière qui accompagne avec à propos les fondus-enchainés texte / musique.

Saluons la prestation de l’acteur , dont le jeu se met brillamment au service des passions des grandes figures masculines de la Comédie Humaine, qu’il décrive la diversité des Rues de Paris (Ferragus), l’état lamentable de la pension Vauquer (Le Père Goriot), ou la déchéance du Père Goriot mourant.

Quant au , il offre une interprétation remarquable quoique inégale des œuvres du compositeur qui lui prête son prénom. On déplore quelques problèmes de mise en place et de justesse, probablement dus aux délicates conditions d’exécution (départs dans l’obscurité, port de costumes, acoustique peu flatteuse). Il reste toutefois fort convaincant dans l’expression passionnée qui traverse les quatuors de Beethoven, en témoigne l’émouvante exécution du 5e mouvement de l’opus 132 en clôture du spectacle.

Crédit photographique : © DR

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