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Etape d’intégrale Roussel par Eschenbach

À emporter, CD, Musique symphonique

Albert Roussel (1869-1937) : Symphonie n°1 op. 7 « le Poème de la forêt » ; Symphonie n°4 op. 35. Orchestre de Paris, direction : Christoph Eschenbach. 1 CD Ondine ODE 1092-2. Enregistré au Conservatoire de Paris en juillet 2005. Notice de présentation en anglais, français et allemand. Durée : 66’53’’

 

Après un excellent premier titre couplant la Symphonie n°2 aux Suites de Bacchus et Ariane, l’ et son chef nous offrent un volume consacré aux Symphonies n°1 et n°4. Il est amusant de constater que les trois récentes intégrales des symphonies d’ sont l’œuvre des trois orchestres symphoniques parisiens : le National de France sous la baguette de Charles Dutoit (Erato), le Philharmonique de Radio-France et son ancien chef Marek Janowski (RCA) et le présent tandem.

Par rapport au brio du premier volet de ce travail « intégraliste », ce présent volume s’avère un peu en demie teinte. L’orchestre est toujours aussi excellent dans son homogénéité et la finesse de ses solistes mais on regrettera encore une fois la perte de l’identité sonore typiquement française de cette phalange dont les cordes et les tutti sonnent bien mais de manière trop pâteuse pour servir cette musique de manière optimale. On se met ainsi à rêver à une telle intégrale par l’Orchestre Philharmonique de Liège, sous la baguette de Pascal Rophé !

La direction d’Eschenbach, assez modérée du côté des tempi, est attentive et précise mais elle manque d’élan et souplesse. Ces symphonies de Roussel sont de véritables merveilles avec leur orchestration lumineuse, ondoyante et rêveuse mais le chef d’orchestre s’avère un peu trop terre à terre. Il peine également à construire sur la durée ces œuvres qui apparaissent comme une succession de paysages, défaut assez regrettable dans le troisième mouvement « soir d’été » de la Symphonie n°1. Ainsi, la comparaison avec l’Orchestre National de France sous la conduite de Charles Dutoit dans la cette même œuvre est assez éloquente. Le chef suisse dirige un orchestre moins parfait techniquement mais plus engagé et bien plus solaire dans ses sonorités.

Les mêmes défauts sont perceptibles dans la Symphonie n°4, mais là, la situation est encore plus complexe tant la discographie est barrée par les témoignages irradiants de Charles Munch (Erato et Montaigne) sans oublier les exceptionnelles versions d’André Cluytens (EMI) et (Decca), les curieux conserveront une oreille sur l’enregistrement d’Herbert von Karajan (EMI).

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