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Ombres et lumière pour Sombrero de Philippe Decouflé

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Paris. Théâtre National de Chaillot. 16-V-07. Philippe Decouflé : Sombrero. Direction artistique : Philippe Decouflé. Avec : Philippe Decouflé, Clémence Galliard, Sébastien Libolt, Alexandra Naudet, Aurélia Petit, Christophe Salengro, Olivier Simola, Christophe Waksmann. Musique : Brian Eno. Arrangements et autres compositions : Sébastien Libolt. Musiciens : Bertrand Belin, Olivier Daviaud, Cyrille Lehn. Textes : Claude Ponti. Lumière : Patrice Besombes. Costumes : Philippe Guillotel.

Un étonnant spectacle en noir et blanc où réinvente les ombres en flanquant chaque danseur vêtu de blanc d’une doublure teinte en noir. Ponctué de textes poétiques et sur une partition de piano inspirée d’Erik Satie, le chorégraphe s’affirme une fois de plus comme un illusionniste hors pair.

Le format est modeste, le propos plutôt simple avec un retour affiché à la chorégraphie au détriment des effets spéciaux qui ont fait son succès dans les grandes fresques que furent les Jeux Olympiques d’Albertville ou le Bicentenaire de la Révolution Française. Dans Sombrero, le danseur Decouflé se met en scène discrètement, choisissant l’ombre plutôt que la lumière, aux côtés de ses plus fidèles interprètes, tel Christophe Salengro (alias le Président de Groland).

Dans la première partie du spectacle, l’économie des moyens employés (une toile blanche, un projecteur tendu au bout d’une perche) évoque les grandes heures du cinéma muet, de Murnau à Fritz Lang, en un temps où les jeunes filles avaient peur des vampires. Dans la seconde partie du spectacle, le renfort de l’image vidéo et d’une musique électronique modernise l’affaire sans la dénaturer. Coiffés de perruques exubérantes, les danseurs explorent les infinies possibilités des silhouettes ou des ombres chinoises. On observe cependant dans cette seconde partie, moins ramassée et moins cohérente que la première, une certaine baisse de rythme. Decouflé hésite dans cette partie entre l’évocation du soleil (la plage, le Mexique…) et celle de la lumière (une ville la nuit, de très belles images de mains) dans une tonalité plus dramatique.

Man Ray et les expériences lumineuses des surréalistes ne sont alors pas très loin des sources d’inspiration du chorégraphe. Dans une pirouette plus ludique, le chorégraphe achève son spectacle par un épilogue très « lonesome cowboy » sur une musique ultra-connue d’Enio Morricone. Adios !

Crédit photographique : © Laurent Philippe

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Paris. Théâtre National de Chaillot. 16-V-07. Philippe Decouflé : Sombrero. Direction artistique : Philippe Decouflé. Avec : Philippe Decouflé, Clémence Galliard, Sébastien Libolt, Alexandra Naudet, Aurélia Petit, Christophe Salengro, Olivier Simola, Christophe Waksmann. Musique : Brian Eno. Arrangements et autres compositions : Sébastien Libolt. Musiciens : Bertrand Belin, Olivier Daviaud, Cyrille Lehn. Textes : Claude Ponti. Lumière : Patrice Besombes. Costumes : Philippe Guillotel.

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