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Kent Nagano et l’orchestre d’état de Bavière : Fin de saison explosive

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Bruxelles. Palais des Beaux-Arts. 24-VI-2007. Richard Strauss (1864-1949) : Also Sparch Zarathustra, poème symphonique, Op. 30 ; Igor Stravinsky (1882-1971) : l’Oiseau de feu (ballet intégral). Bayerisches Staatsorchester, direction : Kent Nagano.

Fin de saison de haut prestige au palais des Beaux-Arts de Bruxelles avec la venue de l’Orchestre de l’opéra de Munich sous la baguette de son chef titulaire : le grand . Cet évènement marquait également le terme des manifestations culturelles organisées, à Bruxelles, en marge de la présidence allemande de l’Union européenne. On saura gré à nos voisins Allemands d’avoir mis les petits plats dans les grands pour avoir offert au public bruxellois, cette année, la venue du Philharmonique de Berlin, de l’orchestre de la SWR de Stuttgart et de cette présente phalange au passé légendaire.

En ouverture, le chef et ses troupes se lancent à l’assaut d’Also Sprach Zarathustra dont le compositeur fut l’un des directeurs de l’orchestre. D’emblée, Nagano « dégraisse le mammouth ». Adieu, le gras et poussif de nombreux enregistrements et place à un Strauss altier et rapide. Fuyant toute approche romantique et méditative, le chef insiste sur la science de l’orchestration du créateur avec, en particulier, une belle mise en avant des lignes des bois. Dans cette optique, les cuivres sont fins, précis et jamais envahissants. C’est certes un peu sec parfois, mais au final cette approche apporte un regard nouveau sur une œuvre souvent galvaudée et détournée.

Après l’entracte, l’orchestre et le chef offraient la version intégrale du ballet l’Oiseau de Feu. Dans une optique très narrative, Nagano se plaît à nous raconter une histoire ensorcelante et fantastique. Les bois, soumis à rude épreuve, dialoguent avec sensibilité tandis que cuivres et cordes se font fins et subtils. Les instrumentistes se mettent évidemment en valeur avec une mention particulière pour le basson solo, hautement inspiré dans la berceuse. Le public, des plus nombreux, est ravi par cette interprétation et réserve de longues ovations au chef et à ses brillants musiciens.

Le navire Bozar va fermer ses portes estivales du moins en matière de concerts après une saison, comme d’habitude, des plus brillantes par la variété des répertoires mis en avant et par la qualité des artistes invités. Rendez-vous dès la fin du mois d’août pour une ouverture en fanfare de la nouvelle saison sous la conduite de Daniel Barenboïm.

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Bruxelles. Palais des Beaux-Arts. 24-VI-2007. Richard Strauss (1864-1949) : Also Sparch Zarathustra, poème symphonique, Op. 30 ; Igor Stravinsky (1882-1971) : l’Oiseau de feu (ballet intégral). Bayerisches Staatsorchester, direction : Kent Nagano.

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