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André Ouamba & Julie Guibert, deux soli sous la ramure

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Avignon. Jardin de la vierge du Lycée Saint-Joseph. 22-VII-07. Sujet à vif, premier programme. 1er solo : Take it away. Interprète : Andréya Ouamba. Chorégraphe: Opyio Okach. Musicien : Luis Alejandro Olarte. 2ème solo : Devant l’arrière pays. Interprète : Julie Guibert. Chorégraphe : Stijn Celis. Musique : Charles Gounod, Christian Marclay, Elvis Presley.

Festival d’Avignon

Dans le calme du matin provençal, une brise légère agite les ramures des arbres du jardin du Lycée Saint-Joseph, enchâssés dans le plateau qui accueille depuis déjà plusieurs années les propositions du Sujet à Vif. Le principe en est simple : un interprète choisit un chorégraphe pour lui écrire un solo. Des doubles projets pilotés par la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques et le Festival d’Avignon, qui laissent la place à une grande variété d’écritures artistiques.

Première proposition avec , interprète kenyan qui choisit pour Take it away un compatriote, le chorégraphe . Il est accompagné à la guitare acoustique et à la guitare amplifiée par Luis Alejandro Olarte, musicien et improvisateur colombien. Si la proposition musicale est audacieuse, la danse reste conceptuellement pauvre et paraît davantage basée sur l’improvisation que sur une écriture chorégraphique lisible. Le dialogue ne s’établit pas vraiment entre la danse et la guitare. Alors que le danseur semble hésiter, le guitariste en rajoute dans les expériences acoustiques qui saturent l’ensemble.

Tout autre est la proposition de , Devant l’arrière pays. La danseuse française a choisi, pour ce saisissant solo, le chorégraphe belge dont l’univers est proche de celui de Mats Ek, chorégraphe du Ballet Cullberg à Stockholm. Plus austère que la première, cette proposition ne se laisse pas saisir facilement. Sans musique, la danseuse se tient en fond de scène, le plus souvent de profil ou dos au public, effectuant essentiellement de lents mouvements des bras et des déplacements saccadés. Alors que son corps est rigidifié par ses bras tendus à l’extrême, son visage sans fards porte l’expression hallucinée d’un oiseau ou d’un cygne effarouché.

n’apporte pas à son écriture chorégraphique d’élément différenciant par rapport au langage du chorégraphe suédois dans sa version de Giselle ou du Lac des cygnes. Marquée elle aussi par Mats Ek, dont elle a interprété les plus grands rôles, prête néanmoins à ce solo un visage étonnamment expressif, dont la proximité avec la laideur ne cesse d’effrayer. Jusqu’au simulacre de cri du chant d’opéra où, bouche ouverte, elle imprime à ses traits la trace de l’exagération.

Crédit photographique : © Christophe Raynaud Delage / Festival d’Avignon

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Avignon. Jardin de la vierge du Lycée Saint-Joseph. 22-VII-07. Sujet à vif, premier programme. 1er solo : Take it away. Interprète : Andréya Ouamba. Chorégraphe: Opyio Okach. Musicien : Luis Alejandro Olarte. 2ème solo : Devant l’arrière pays. Interprète : Julie Guibert. Chorégraphe : Stijn Celis. Musique : Charles Gounod, Christian Marclay, Elvis Presley.

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