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Noces d’automne

À emporter, CD, Opéra

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Le Nozze di Figaro K. 492, opéra en quatre actes. Ildebrando d’Arcangelo, Figaro ; Bo Skovhus, Il Conte di Almaviva ; Anna Netrebko, Susanna ; Dorothea Röschmann, La Contessa ; Christine Schäfer, Cherubino ; Marie Mac Laughin, Marcellina ; Franz-Joseph Selig, Bartolo ; Patrick Henckens, Basilio ; Olivier Ringelhahn, Don Curzio ; Florian Bœsch, Antonio ; Eva Liebau, Barbarina. Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor, Orchestre Philharmonique de Vienne, direction : Nikolaus Harnoncourt. 3 CD Deutsche Grammophon DGG. Référence et code-barre : 00289 477 6710. Enregistré à la Haus für Mozart lors des représentations du festival de Salzbourg 2006. Notice de présentation en allemand, anglais, français. Texte chanté en italien, allemand, français et anglais. Durée : 189’56’’

 

DGG édite en parallèle en CD et en DVD sa production phare du festival de Salzbourg 2006. Il faut dire qu’à un Idomeneo et une Clemenza di Tito prêt, ce spectacle était le seul du projet Mozart 22 où l’on pouvait entendre des stars, modeste compensation au regard des prix vertigineux pratiqués par le plus prestigieux des festivals du monde. Mais ces Nozze di Figaro sont plus celles d’Harnoncourt que celles de Mozart.

Dans la fosse, le sage autrichien opère le texte au scalpel et ou bistouri ! Le travail sur les tempi est exceptionnel, même si l’on frôle à plusieurs reprises le départ en vrille. Mais maître Harnoncourt est un immense musicien qui réussit à habiter ses tempi quasi décharnés. Le jeu des phrasés et les dosages infinitésimaux des nuances et dynamiques séduisent l’oreille avertie. Même l’ en perd son moelleux légendaire pour sonner comme un orchestre baroque, de manière sèche et avec des articulations courtes. Cependant, les virtuoses de cet orchestre s’avèrent capables de répondre aux moindres sollicitations extrêmes du chef.

Côté vocal, le plateau est écrasé par la Susanne de la Netrebko et le Figaro de d’Arcangelo. Leur classe et leur naturel font un malheur dans ces rôles de valets.  est un Almaviva de style mais un peu trop grandiloquent, cependant sa comtesse, la grande semble égarée par les options d’Harnoncourt et livre une prestation bien en dessous de ses immenses capacités. Fidèle du rôle de Cherubino, est ici parfaite. Le reste des chanteurs n’appelle que des éloges.

Nous sommes donc devant un coffret problématique qui déroutera de nombreux amateurs de l’œuvre mais qui vaut par la remise en cause musicale d’Harnoncourt.

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