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Ambroise Thomas et l’Italie

Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Metz. Arsenal. 4-XII-2007. Ambroise Thomas (1811-1896), Henri Duparc (1848-1933), Ernest Chausson (1855-1899), Albert Cahen (1846-1903), Jules Massenet (1842-1912), Gabriel Fauré (1845-1924), Reynaldo Hahn (1874-1947), Charles Gounod (1818-1893), Arthur Sullivan (1842-1900), Jacques Offenbach (1819-1880) : mélodies et duos. Avec Christophe Crapez, ténor ; Didier Henry, baryton ; Nicolas Ducloux, piano.

Biennale « »

À l’issue des représentations du Caïd, l’hommage à s’est poursuivi avec ce charmant récital à deux voix donné dans le cadre intimiste de la petite salle de l’Arsenal. Ce concert fut ainsi l’occasion pour le public messin de découvrir une nouvelle facette du compositeur mis à l’honneur, grâce notamment aux très jolies mélodies italiennes visiblement inspirées de diverses compositions de Bellini ou de Donizetti, et regroupées sous le titre Souvenirs d’Italie.

Le programme, d’une belle unité thématique, comprenait également d’autres mélodies inspirées par l’Italie, comme par exemple les Mélodies de Venise op. 58 de Fauré, ou encore des extraits du cycle Venezia de . Parmi les curiosités, le public aura pu découvrir le piquant duo « Souvenir de Venise » de Massenet, morceau dédié à et qui faisait suite à un air du même Cahen, dédié cette fois-ci à Massenet. De même, l’assistance aura pu réentendre les paroles du duo de Massenet, mais cette fois-ci mises en musique par Cahen…

On l’aura compris, ce programme particulièrement soigné a été concocté par de véritables connaisseurs d’un répertoire hélas passablement négligé aujourd’hui, et c’est effectivement en mélodistes accomplis que et se sont présentés devant le public, savamment accompagnés par le piano de . Les deux chanteurs phrasent à merveille les différents textes mis en musique, même si le timbre du ténor est parfois légèrement ingrat, et si le baryton montre de temps à autres quelques signes de fatigue, tout en déployant un art consommé du legato.

Le concert s’est achevé sur une belle note d’humour avec un extrait des Gondoliers de Gilbert et Sullivan, et surtout un impayable duo d’Offenbach donné en bis, autre occasion de jeter un regard, mais quelque peu ironique cette fois-ci, sur l’attrait exercé en France par tout produit alors venu d’Italie.

Crédit photographique : © Opéra-théâtre de Metz

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