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Bruxelles. 15-XII-2007. Palais des BeauxArts. Giya Kancheli (né en 1935) : Lonesome, pour violon et orchestre (création en Belgique) ; Bélà Bartók (1881-1945) : Concerto pour violon n°1 BB48a ; Paul Hindemith (1895-1945) : Métamorphoses symphoniques sur des thèmes de Carl Maria von Weber ; Igor Stravinsky (1882-1971) : l’Oiseau de feu, suite. Gidon Kremer, violon ; Orchestre royal du Concertgebouw d’Amsterdam, direction : Mariss Jansons

 d’Amsterdam

Superbe programme XXe/XXIe siècles pour la venue annuelle du Concertgebouw d’Amsterdam et de son chef  ! Dans un palais des Beaux-Arts, plein à craquer, le chef letton et son orchestre batave ont encore une fois donné une véritable leçon de maîtrise et de style.

Rarement programmé en soliste de concerto à Bruxelles, ouvrait ce concert par la création en Belgique de Lonesome du compositeur . Créée en 2002 à l’occasion des 75 ans de Rostropovich, cette pièce est bien dans l’esthétique du compositeur : de violents contrastes de dynamiques alternant avec une mélodie plaintive jouée dans aux confins des pianissimi. Certes, c’est assez éloigné des canons habituels de la musique contemporaine et donc cela ravit le public mais cette économie de notes semble quelque part gratuite et bien vaine.

On passe du bavardage à la conversation de haut vol avec le très rare Concerto n°1 de Bartók. Partition assez hybride, cette musique se voit ici magnifiée par une interprétation idéale tant au niveau du style que du vécu. Kremer fait virevolter son archer alors que Jansons fait danser les pupitres de son orchestre. Le public enthousiaste se voit récompensé par une interprétation échevelée d’un mouvement de la Sonate pour violon seul du même Bartók.

La seconde partie du concert offrait deux partitions de démonstration. Les Métamorphoses symphoniques sur un thème de de Hindemith et la suite de l’Oiseau de feu font bien évidement briller tous les pupitres et les solistes de l’orchestre. Dans ces deux pièces, le chef refuse toute facilité et toute gratuité pour faire parler la musique et la narration. Les musiciens lui offrent une incroyable palette de couleurs et de sonorités étincelantes avec une mention particulière pour les cors, les flûtes et les hautbois.

La salle en délire se voit remerciée par deux bis complètement hors sujet dans un tel programme, une danse hongroise de Brahms et une polka de Johann Strauss fils.

Crédit photographique : © EMI

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Bruxelles. 15-XII-2007. Palais des BeauxArts. Giya Kancheli (né en 1935) : Lonesome, pour violon et orchestre (création en Belgique) ; Bélà Bartók (1881-1945) : Concerto pour violon n°1 BB48a ; Paul Hindemith (1895-1945) : Métamorphoses symphoniques sur des thèmes de Carl Maria von Weber ; Igor Stravinsky (1882-1971) : l’Oiseau de feu, suite. Gidon Kremer, violon ; Orchestre royal du Concertgebouw d’Amsterdam, direction : Mariss Jansons

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