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Paris. Théâtre des Champs Elysées. 14-XII-2007. Manuel del Populo Vicente Garcìa (1775-1832) : Ouverture de l’opéra La figlia dell’aria, E non lo vedo…Son regina, récitatif et air de Semiramide ; Giuseppe Persiani (1799-1869) : Cari giorni, introduction et romance d’Ines Iines di Castro ; Felix Mendelssohn (1809-1847) : Scherzo en sol mineur extrait de l’octuor op. 20, Infelice, scène et air pour voix, violon solo et orchestre ; Gioacchino Rossini (1792-1868) : Tempête de Il Barbiere di Siviglia, Nacqui all’affanno…non più mesta, scène et rondo d’Angelina de La Cenerentola, Assisa al piè d’un salice, air de Desdémone de Otello, Ouverture de Il Signor Bruschino ; Gaetano Donizetti (1797-1848) : Andante sostenuto du Concertino pour clarinette en si bémol majeur ; Michael William Balfe (1808-1870) : Yon moon o’er the mountains, ballade d’Isoline de The Maid of Artois ; Johann Nepomuk Hummel (1778-1837) : Air à la Tyrolienne avec variations ; Charles-Auguste de Bériot (1802-1870) : Andante tranquillo du Concerto pour violon n. 7 op. 73 en sol majeur ; Vincenzo Bellini (1801-1835) : Ah, non credea mirarti…Ah, non giunge, air et cabaletta d’Amina de la Sonnambula. Cecilia Bartoli, mezzo-soprano. Orchestre La Scintilla de l’Opéra de Zurich (direction : Ada Pesch). Robert Pickup, clarinette ; Ada Pesch, violon.

En robe rose scintillante, les cheveux longs, ressemble vraisemblablement à une bellissime reine à la voix divine. Envoutante, charmante, coquine et extrêmement aimable, elle a reçu un accueil ardent du public parisien grâce à un récital à la fois virtuose et intimiste qui a exalté tout son talent vocal.

Accompagné par l’ensemble suisse La Scintilla, magistralement dirigé par Ada Pesch, Cecilia, en dépit d’un état de santé incertain, n’a pas manqué un aigu, pas une virtuosité, pas un passage d’agilité. Ensorcelant le public tant avec son regard profond, tant avec une interprétation gestuelle très intense, elle s’est produite dans des escalades aux « confins de toute vocalité » tout en gardant un son bien consistant.

Brillante et précise dans Mendelssohn, intimiste et poétique en Persiani, légère et rythmiquement parfaite en Rossini, amusante et coquette en Hummel, cette diva de notre temps a gardé du début à la fin de son récital une concentration et une maitrise vocale tout à fait extraordinaire.

Un timbre sombre et velouté fait de cette prima donna très raffinée, l’héritière italienne du phénomène Malibran à laquelle rend hommage. Deux bis remercient le public Rataplan et Yo que son contrabandista, chanson populaire de Manuel Garcìa mixant folklore et musique classique.

Des moments purement instrumentaux (comme le touchant andante du Concertino pour clarinette en si bémol majeur) ont mis en évidence l’excellente exécution de l’orchestre qui a sans doute contribué à la réussite totale de la soirée.

Crédit photographique : © Decca

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Paris. Théâtre des Champs Elysées. 14-XII-2007. Manuel del Populo Vicente Garcìa (1775-1832) : Ouverture de l’opéra La figlia dell’aria, E non lo vedo…Son regina, récitatif et air de Semiramide ; Giuseppe Persiani (1799-1869) : Cari giorni, introduction et romance d’Ines Iines di Castro ; Felix Mendelssohn (1809-1847) : Scherzo en sol mineur extrait de l’octuor op. 20, Infelice, scène et air pour voix, violon solo et orchestre ; Gioacchino Rossini (1792-1868) : Tempête de Il Barbiere di Siviglia, Nacqui all’affanno…non più mesta, scène et rondo d’Angelina de La Cenerentola, Assisa al piè d’un salice, air de Desdémone de Otello, Ouverture de Il Signor Bruschino ; Gaetano Donizetti (1797-1848) : Andante sostenuto du Concertino pour clarinette en si bémol majeur ; Michael William Balfe (1808-1870) : Yon moon o’er the mountains, ballade d’Isoline de The Maid of Artois ; Johann Nepomuk Hummel (1778-1837) : Air à la Tyrolienne avec variations ; Charles-Auguste de Bériot (1802-1870) : Andante tranquillo du Concerto pour violon n. 7 op. 73 en sol majeur ; Vincenzo Bellini (1801-1835) : Ah, non credea mirarti…Ah, non giunge, air et cabaletta d’Amina de la Sonnambula. Cecilia Bartoli, mezzo-soprano. Orchestre La Scintilla de l’Opéra de Zurich (direction : Ada Pesch). Robert Pickup, clarinette ; Ada Pesch, violon.

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