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Grenoble. MC2. 14-XII-2007. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : concerto pour violon op. 61. Anton Bruckner (1824-1896) : symphonie n°3 « Wagner Symphonie ». Vadim Repin, violon. Orchestre National de Lyon, direction : Jun Märkl.

Certains concerts laissent sans voix. Comment exprimer l’explosion des sens sans la dénaturer ou tomber dans le grandiloquent excessif mais stérile ? Ce n’est pas grave, cette musique est grandiloquente et excessive, me direz-vous. Certes, et c’est bien ce qui fait que le public s’est précipité à ce concert.

Le concerto pour violon de Beethoven fait maintenant tellement partie de ces incontournables de la musique classique qu’on en viendrait presque à oublier la virtuosité impressionnante qu’il demande, au point qu’il a longtemps semblé tout simplement injouable pour bien des violonistes. nous rappelle brillamment cet aspect de l’œuvre. Sa maîtrise technique fascine d’autant plus qu’elle est en toute simplicité mise au second plan, au service d’une musicalité parfaite. Le violoniste jongle entre finesse des lignes mélodiques et éclat des traits virtuoses, mettant chaque idée musicale en valeur. Derrière lui, un orchestre en parfaite adéquation, qui ne se laisse jamais aller à des élans lyriques qui masqueraient le soliste. C’est simple, c’est beau, c’est impressionnant. S’il en fallait plus pour convaincre que est un vrai grand, la cadence du concerto et le bis sont là pour nous prouver que musicalité et virtuosité extrême peuvent aller de pair, et même amuser l’artiste.

Quant à la « Wagner Symphonie » … déferlante de sons, tempête d’émotions … Tout cela n’est pas très musicologique c’est vrai. Mais que dire d’autre ? Sous la baguette de , l’ donne sa pleine mesure. Les fortissimi sont explosifs, les contrastes saisissants, l’énergie omniprésente. Chaque passage crée des sensations différentes, magnifiquement guidées par un chef enthousiaste. Certes, comme dans le concerto, il y a parfois de légères imprécisions d’attaques dans l’orchestre, mais on les oublie et pardonne très vite dans ce feu d’artifice musical. Dans un tel programme, on ne cherchait pas la perfection froide, on cherchait l’émotion musicale. On l’a eue.

Crédit photographique : © DR

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Grenoble. MC2. 14-XII-2007. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : concerto pour violon op. 61. Anton Bruckner (1824-1896) : symphonie n°3 « Wagner Symphonie ». Vadim Repin, violon. Orchestre National de Lyon, direction : Jun Märkl.

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