Zhang Jiemin à la barre

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Salerno. Théâtre Municipal Giuseppe Verdi. 01-I-2008. Gioacchino Rossini (1792-1868) : Symphonie de La pie voleuse, Symphonie de Guillaume Tell ; Johannes Brahms (1833-1897) : Danses hongroises n. 1 et n. 5 ; Johann Strauss II (1825-1899) : Valse de l’Empereur, Pizzicato Polka, Ouverture de la Chauve-souris, Trish-Trash Polka, Les voix du printemps, Le beau Danube bleu ; Johann Strauss (1804-1849) Marche de Radetzky. Orchestre du Théâtre Municipal Giuseppe Verdi de Salerno, direction : Zhang Jiemin

Orchestre municipal de Salerne

Daniel Oren, qui depuis cette année a assumé la direction artistique du Théâtre Municipal Giuseppe Verdi de Salerno, n’a pas salué l’année 2008 avec le public salernitain, laissant sa place à la jeune chef d’orchestre , la toute première femme à diriger un opéra au théâtre italien, La Fenice de Venise. En dépit de ses 30 ans, cette jeune chinoise n’a pas déçu les attentes des Salernitains habitués à fêter le jour de l’an à la manière viennoise.

Le programme presque monothématique, a célébré comme d’habitude « le roi de la valse », proposant ses valses et polkas à gogo. Le roulement de tambour serré et clair, pratiquement parfait, de Vincenzo D’Acunto a ouvert le concert avec la symphonie de La Pie voleuse de Rossini suivie par la Valse de l’Empereur de Strauss. La direction un peu scolastique du début de soirée a bientôt laissé la place à une magistrale interprétation de la Danse hongroise n. 5 de Brahms. Le geste très élégant, ample et décis de a garanti une lecture précise des différentes œuvres, romantique et coquine à la fois, furieuse dans le galop de Guillaume Tell et rigolote dans Trish Trash Polka. Les pizzicati de Pizzicato Polka ont mis à dure épreuve les cordes de l’orchestre manquant parfois de précision sur les attaques, mais le son profond et chaud du violoncelle de Giuseppe Nastro, les solos du hautbois par la maîtrise d’Antonio Rufo et la technique excellente de toute la classe des percussions ont entrainé le public dans un climat de joie et gaieté.

Les partitions de poche utilisées par la chef d’orchestre étaient sa touche personnelle à l’excellente soirée, qui s’est terminée selon la meilleure tradition « viennoise » avec la marche militaire de père, la célèbre Marche de Radetzky, qui a scandé en rythme binaire les applaudissements du public pour célébrer un joyeux 2008.

Crédit photographique : Zhang Jiemin. com

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